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À Tikrit, les GI patrouillent sur le Tigre, par précaution(photo)

Les militaires américains effectuent des patrouilles quotidiennes sur le Tigre, à Tikrit, dans le nord de l’Irak : la menace vient plus d’attaques terrestres que du fleuve, mais « on ne sait jamais ».
L’objectif des patrouilles est de protéger les ponts et de déjouer tout acte de sabotage ou attaque. Les soldats de la Task Force Iron Horse, également chargée de la traque du président irakien déchu Saddam Hussein, scrutent la surface de l’eau pour déceler le danger et ont pour consigne de tirer sur tout objet flottant potentiellement explosif.
Jusqu’ici, la principale menace est venue d’un engin explosif flottant élaboré à partir d’une roquette de 40 mm. Il devait exploser au contact de la moindre résistance sur son parcours, raconte le chef de patrouille, Terence Brown.
Il aurait pu percuter le pont militaire flottant installé par les Américains ou un bateau en patrouille. Le sergent Brown ajoute que des patrouilles ont été la cible de tirs d’arme automatique et de mortier, qui n’ont pas fait de victimes ni de dégâts.
Ses hommes fouillent également les bateaux qui naviguent sur le fleuve, mais depuis deux semaines, ils n’en ont pas vu un seul. Les pêcheurs ne sortent pas par les fortes chaleurs de la saison, le thermomètre dépassant parfois les 50 degrés au plus chaud de la journée.
Au passage des vedettes américaines, des enfants, qui se baignent, saluent, jouent dans les vagues qu’elles provoquent. D’autres jettent des cailloux ou font des gestes hostiles en direction des militaires. Des pêcheurs lancent leur filet sur la rive gauche du fleuve.
Sur une rive sablonneuse du fleuve, des Irakiens viennent faire leur lessive et laver leur voiture. Ils lèvent la tête et fixent d’un air étonné les Américains, casqués et engoncés dans leur gilet pare-balle doublé du gilet de sauvetage. Afin de surprendre l’ennemi, le sergent Brown souligne que ses hommes « n’effectuent jamais la même patrouille », l’itinéraire fluvial changeant continuellement.
Deux embarcations transportant chacune quatre militaires inspectent leur zone en zigzaguant entre les îles du Tigre et en se rapprochant des rives marécageuses.
Leurs bateaux à moteur sont amarrés sur la rive droite du Tigre, en contrebas des somptueux palais construits par Saddam Hussein, aujourd’hui occupés par les militaires américains.
Les bords du Tigre semblent calmes. Mais depuis le 1er mai, date de l’annonce par Washington de la fin des grandes opérations militaires en Irak, au moins 53 militaires américains ont été tués au combat dans le pays.
Au quartier général de l’armée américaine à Tikrit, l’attention se porte plus particulièrement vers la traque de Saddam Hussein, qui ne s’est manifesté que par messages enregistrés depuis la fin de la guerre. La région lui est acquise et il peut y bénéficier d’un large soutien logistique dans sa cavale. Environ 26 000 soldats sont déployés du nord de Bagdad à la frontière iranienne dans le cadre des opérations de la Task Force Iron Horse, dont le quartier général est établi à Tikrit.
Les militaires américains effectuent des patrouilles quotidiennes sur le Tigre, à Tikrit, dans le nord de l’Irak : la menace vient plus d’attaques terrestres que du fleuve, mais « on ne sait jamais ».L’objectif des patrouilles est de protéger les ponts et de déjouer tout acte de sabotage ou attaque. Les soldats de la Task Force Iron Horse, également chargée de la traque du président irakien déchu Saddam Hussein, scrutent la surface de l’eau pour déceler le danger et ont pour consigne de tirer sur tout objet flottant potentiellement explosif.Jusqu’ici, la principale menace est venue d’un engin explosif flottant élaboré à partir d’une roquette de 40 mm. Il devait exploser au contact de la moindre résistance sur son parcours, raconte le chef de patrouille, Terence Brown.Il aurait pu percuter le pont militaire...