Les témoignages recueillis par les enquêteurs indiquent que les prix sont plus élevés lorsqu’il s’agit de parents américains mais que pour des familles venues du Japon, voire d’Europe, ces transactions sont facturées généralement entre 40 000 et 60 000 dollars. Selon les autorités guatémaltèques, quelque 3 000 enfants, en grande majorité âgés de moins d’un an, sont vendus chaque année par ces réseaux. Sandra Sayas, la juge en charge des dossiers, estime que des bandes bien organisées ont constitué au fil des années des réseaux très difficiles à démanteler. « La soustraction des enfants s’effectue grâce à des complices qui travaillent dans des hôpitaux, explique-t-elle. Ce sont des médecins, des infirmières ou des employés chargés du nettoyage. Puis il y a des notaires qui valident de faux actes de naissance obtenus en corrompant des fonctionnaires », ajoute-t-elle. « Certains chauffeurs de taxi sont même impliqués dans l’obtention de faux documents administratifs, voire dans le racolage de mères démunies désirant se séparer de leur enfant ou de parents étrangers qui désirent entrer en contact avec ces réseaux », assure Sandra Sayas.
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Guatemala Des enfants vendus 80 000 dollars par des réseaux clandestins d’adoption
le 25 septembre 2003 à 00h00
Les témoignages recueillis par les enquêteurs indiquent que les prix sont plus élevés lorsqu’il s’agit de parents américains mais que pour des familles venues du Japon, voire d’Europe, ces transactions sont facturées généralement entre 40 000 et 60 000 dollars. Selon les autorités guatémaltèques, quelque 3 000 enfants, en grande majorité âgés de moins d’un an, sont vendus chaque année par ces réseaux. Sandra Sayas, la juge en charge des dossiers, estime que des bandes bien organisées ont constitué au fil des années des réseaux très difficiles à démanteler. « La soustraction des enfants s’effectue grâce à des complices qui travaillent dans des hôpitaux, explique-t-elle. Ce sont des médecins, des infirmières ou des employés chargés du nettoyage. Puis il y a des notaires qui valident de faux actes de naissance obtenus en corrompant des fonctionnaires », ajoute-t-elle. « Certains chauffeurs de taxi sont même impliqués dans l’obtention de faux documents administratifs, voire dans le racolage de mères démunies désirant se séparer de leur enfant ou de parents étrangers qui désirent entrer en contact avec ces réseaux », assure Sandra Sayas.


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