Le 8 septembre, l’armistice négocié en secret par le maréchal Pietro Badoglio avec les forces anglo-américaines est annoncé à la radio.
Après trois années de guerre, de faim et de désespoir, l’Italie se retrouve dans le chaos, coupée en deux, entre fidèles de Mussolini réfugié dans le Nord où il crée l’éphémère République sociale de Salo, et résistants luttant contre les fascistes et les nazis.
Tout au long du mois de septembre, le président de la République, Carlo Azeglio Ciampi, a multiplié les hommages à la Résistance, martelant qu’elle avait rendu « l’honneur et le respect de soi » au peuple italien.
« La Résistance fut une page de patriotisme avec laquelle le peuple a racheté l’Italie après la catastrophe de la dictature fasciste », a déclaré M. Ciampi, lui-même ancien résistant.
« Les jeunes doivent savoir que sans la Résistance, sans le Risorgimento (mouvement pour l’unité italienne au XIXe siècle), ce pays serait aujourd’hui pire », a souligné le président.
Ces paroles ont résonné comme un nouveau rappel à l’ordre envers le chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
Celui-ci avait déclaré, dans une interview parue le 11 septembre, que M. Mussolini « n’a jamais tué personne ».
Le chef du gouvernement a ensuite clarifié ses propos auprès de la communauté juive italienne qui s’en était émue.
La « bévue » du président du Conseil n’a pas été non plus du goût de sa majorité. « Berlusconi aurait pu s’épargner cette remarque », a notamment commenté le numéro deux du gouvernement Gianfranco Fini.
Le chef d’Alliance nationale a pris personnellement ses distances avec le fascisme, dont son parti est l’héritier, et gagné ainsi en respectabilité sur la scène nationale et internationale.


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