« (L’Iran) a besoin d’un régime démocratique qui n’utilise pas la religion comme moyen pour réprimer les gens et étouffer la société », a déclaré Hossein Khomeyni, cité par Asharq al-Awsat, édité à Londres à capitaux saoudiens.
Dans un véritable réquisitoire contre les mollahs en Iran, il a plaidé pour « une séparation entre la religion et l’État et la fin du pouvoir théocratique et despotique (en Iran) similaire à celui de l’obscurantisme en Europe sous l’Église » au Moyen-Âge.
« Tous ceux qui ont accédé au pouvoir (en Iran) après (la mort de) mon grand-père ont utilisé son nom et l’islam (...) pour imposer leur autorité inique », a-t-il dit, affirmant que le pouvoir théocratique en Iran constitue « la pire des dictatures au monde ».
Il a en outre salué le mouvement protestataire en Iran qui « va se transformer rapidement en une révolution populaire », prédisant la chute du régime iranien. « Nous allons assister prochainement au grand événement », a-t-il dit.
Cité toujours par Asharq al-Awsat, il a affirmé qu’il allait poursuivre sa lutte pour hâter le changement de régime en Iran, sans exclure l’aide des États-Unis.
« La liberté prime sur le pain. Et si les Américains vont y contribuer, qu’ils viennent ! », a-t-il dit, ajoutant toutefois que « le peuple iranien est capable de choisir son régime » et que « ce dont nous avons besoin, c’est la sympathie du monde et sa compréhension pour nos revendications légitimes ».
Asharq al-Awsat ne précise pas ni où ni quand il a recueilli ces déclarations du petit-fils de Khomeyni, qui effectue une visite discrète en Irak.


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