Kuerten avait bien remis les deux équipes à égalité en venant à bout de Simon Larose en trois heures, quatre sets et trois tie-break vainqueurs, 7-6 (7/4), 7-6 (7/4), 3-6, 7-6 (12/10), mais dans le dernier simple, un autre remplaçant, Frank Dancevic, jeté dans le grand bain à 19 ans, jouant sur un nuage, dominait le numéro deux brésilien Flavio Saretta et apportait le point décisif sur la moquette du stade couvert de Calgary.
En trois heures et une minute, le Canadien, originaire de Niagara Falls, s’imposait 6-3, 7-5, 3-6, 7-6 (9/7), sonnant le glas de l’espoir du Brésil relégué dans le groupe I de la zone américaine pour la première fois depuis 11 ans.
« J’ai joué à mon meilleur. Je n’avais rien à perdre. J’ai frappé chaque balle et les choses ont tourné en ma faveur », devait expliquer Dancevic, appelé à remplacer Daniel Nestor, incapable de jouer après sa victoire en cinq sets épuisants vendredi sur Kuerten et son succès en double samedi avec son compère Frederic Niemeyer.
Beau joueur, Kuerten reconnaissait la supériorité de l’équipe canadienne. « Ils ont très bien joué et sont très difficiles à battre ici », a-t-il souligné. Battu par Nestor le premier jour, puis en double, le double vainqueur de Roland Garros, ex-n° 1 mondial, avait auparavant éprouvé les pires difficultés à renouer avec la victoire contre un Larose, à qui il n’est jamais parvenu à prendre un jeu de service.
Guga, auteur de 30 aces, n’avait dû son salut qu’à sa maîtrise du jeu décisif, exercice qui lui réussissait à trois reprises, alors qu’il cédait sa mise en jeu une fois pour perdre la troisième manche.
Le Brésil avait été contraint de disputer les barrages après avoir perdu 3-2 contre la Suède au premier tour en février.
De son côté, le Canada avait gagné le droit de jouer la montée dans le groupe mondial, après un succès 5 à 0 sur le Pérou en avril à Calgary.


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