À l’ouverture de la dernière session plénière, le représentant de la Jordanie, Muhyieddine Touq, avait déclaré que, parce que l’agence onusienne avait donné jusqu’à la fin octobre à l’Iran pour prouver qu’il ne mettait pas au point l’arme atomique, elle devait parallèlement se déterminer par rapport à « un autre État » du Proche-Orient, c’est-à-dire Israël, qui, selon lui, « utilisait l’énergie nucléaire à des fins non pacifiques ». « Je pense qu’Israël doit accepter les clauses de sauvegarde » prévues sous le régime du TNP, avait-il ajouté.
Les efforts déployés par les pays arabes pour faire obtenir un vote sur leur texte ont été « en partie de la comédie, mais ils ont également eu le mérite de rappeler au monde qu’il s’agissait d’un dossier important, même si celui-ci n’était pas sur la voie d’être résolu ». Le représentant égyptien, Ramzy Ezzedine Ramzy, a indiqué que son pays « allait représenter, année après année, un projet de résolution » similaire. À l’ouverture de la réunion lundi, quinze pays de la Ligue arabe avaient déposé un projet de résolution critiquant l’État hébreu pour son refus de signer le TNP.
Pour le représentant américain, Ken Brill, « les membres de l’AIEA devraient poursuivre leur agenda politique aux Nations unies à New York, qui est le forum adéquat pour ces questions, et non à Vienne où doit être entrepris un travail pratique ». « La force et la réputation de l’AIEA reposent sur sa compétence technique », a-t-il ajouté.
L’AIEA a en revanche adopté une résolution demandant à la Corée du Nord d’accepter immédiatement des inspections et des contrôles internationaux de ses installations nucléaires. L’Agence a considéré que la récente participation de la Corée du Nord à des entretiens multipartites à Pékin pour trouver une solution pacifique à la crise avait été « un pas dans la bonne direction ».


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