Rechercher
Rechercher

Actualités

Mondial dames : Élisabeth Loisel, pionnière parmi les pionnières

La première participation d’une équipe de France féminine à la Coupe du monde, à partir de demain aux États-Unis, récompense le travail et la ténacité de sa sélectionneuse, Élisabeth Loisel, dont la destinée s’écrit en Bleu depuis plus de 20 ans.
« Enfin ! » Celle que l’on présente comme la « dame de fer » mais aussi la « reine de cœur » du football tricolore ne cache pas son plaisir au moment de partir, à 40 ans, à la conquête de son premier Mondial. Elle qui, comme joueuse, capitaine, sélectionneuse adjoint puis sélectionneuse, fut de tous les combats des Bleus depuis 1980. Et toujours en première ligne, la seule place qu’affectionne cette meneuse de troupes.
Un rôle qu’elle se souvient avoir tenu dès sa prime jeunesse dans le café familial à Etrepilly (Seine-et-Marne), « un petit village de 300 personnes à l’époque ».
« J’organisais des tournois, des concours de tirs au but, raconte “Babette”, l’œil pétillant. Déjà, c’est moi qui organisais ! »
Cette soif de ballon rond et ce caractère bien trempé la poussent bientôt à enfiler la tunique de l’US Etrepilly, avec l’équipe des garçons, malgré l’opposition parentale. « Mes parents ne voulaient pas que je joue car ils avaient peur de la blessure, reconnaît-elle. Un jour, j’ai marqué un but. Apprenant cela, ils ont soudain débarqué sur le terrain pour venir me chercher, une trique à la main ! »
L’anecdote n’empêche toutefois pas la jeune « Babette » de se révéler une excellente milieu de terrain. À 12 ans, elle quitte Etrepilly pour Meaux puis, à 15 ans, découvre la 1re division avec Reims. Trois ans plus tard, elle s’installe à Saint-Maur où elle terminera sa carrière comme entraîneur-joueuse.

Internationale
Chez les Bleus, son histoire d’amour débute le 8 novembre 1980 – elle a 17 ans – par une première sélection contre la Norvège en amical. À une époque où l’équipe de France, balbutiante, dispute à peine trois ou quatre rencontres par saison. Elle en devient la capitaine et l’âme.
Au point qu’en 1989, alors qu’elle se voit bien prolonger le plaisir encore quelques années, le président de la Fédération française (FFF) Jean Fournet-Fayard lui propose de poursuivre sa promotion du football féminin en dehors des pelouses. « Il y avait beaucoup à faire, rappelle-t-elle. Développer le nombre de licenciées, améliorer les structures, encourager la formation. » Élisabeth Loisel raccroche donc les crampons, non sans regrets, et déploie dans sa nouvelle charge la même activité que sur le terrain.
Mais même si le football féminin français commence à se structurer, il lui manque une vitrine, la sélection demeurant quasi inexistante sur une scène internationale dominée par les Scandinaves et les États-Unis. Le 1er juillet 1997, Élisabeth Loisel se voit donc confier l’équipe de France avec pour mission de la faire grandir.
« À l’époque, j’avais douze ou treize joueuses sélectionnables, pas plus », estime-t-elle. Volontaire, tenace, mais aussi adepte de « coups de gueule » qui feront parfois grincer quelques dents chez ses protégées, Élisabeth Loisel bâtit peu à peu un groupe à son image : combatif et ambitieux. Un groupe qui, après l’échec de l’Euro 2001, part aujourd’hui à la conquête de l’Amérique.
La première participation d’une équipe de France féminine à la Coupe du monde, à partir de demain aux États-Unis, récompense le travail et la ténacité de sa sélectionneuse, Élisabeth Loisel, dont la destinée s’écrit en Bleu depuis plus de 20 ans.« Enfin ! » Celle que l’on présente comme la « dame de fer » mais aussi la « reine de cœur » du football tricolore ne cache pas son plaisir au moment de partir, à 40 ans, à la conquête de son premier Mondial. Elle qui, comme joueuse, capitaine, sélectionneuse adjoint puis sélectionneuse, fut de tous les combats des Bleus depuis 1980. Et toujours en première ligne, la seule place qu’affectionne cette meneuse de troupes.Un rôle qu’elle se souvient avoir tenu dès sa prime jeunesse dans le café familial à Etrepilly (Seine-et-Marne), « un petit village de 300...