L’opération s’inscrit dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle qui doit se dérouler le 5 octobre, souligne un habitant de la capitale tchétchène, Grozny, qui préfère garder l’anonymat. « Et personne ne se fait d’illusion sur le montant réel des sommes qui seront perçues », ajoute-t-il.
« Personne ne touchera la somme maximale prévue, à moins d’être un haut fonctionnaire de l’Administration prorusse, ou un de ses proches », estime cet homme de 45 ans.
Pour chaque maison détruite, l’État a promis de verser 300 000 roubles (10 000 dollars), et 50 000 roubles peuvent s’y ajouter pour les biens perdus.
Pour les maisons qui n’ont pas été entièrement détruites et qui peuvent être restaurées, les autorités doivent fournir le matériel nécessaire à la remise en état et verser les salaires pour les travaux, ont précisé les responsables de l’Administration tchétchène qui prévoient de commencer à dédommager les Tchétchènes à compter de samedi.
Les indemnisations doivent d’abord être versées à ceux dont les maisons ont été entièrement détruites, après seulement viendra le tour de ceux qui ont des habitations à restaurer.
De nombreux documents et certificats, authentifiés par notaire, sont demandés pour avoir droit à percevoir les sommes promises. Une commission spéciale doit examiner la maison et rédiger un acte confirmant son degré de destruction. L’ensemble doit ensuite être envoyé à la commission d’indemnisations.
Tirant les conclusions de l’expérience de la première guerre de Tchétchénie (1994-1996), la majorité des habitants se disent résolus à accepter ce qu’on leur proposera, sans se battre pour obtenir plus.
À fin 1995 et au début 1996, Moscou avait promis des indemnisations. Ceux qui ont tenté de récupérer la totalité des sommes auxquelles ils pensaient avoir droit n’ont rien perçu du tout.
« J’ai tout perdu pendant la première guerre et n’ai pas obtenu un rouble d’indemnisation », relève Mogamed Tokaïev, un retraité de 63 ans.
Deux policiers russes abattus
dans un café à Sounjenski
Deux policiers russes ont été tués et deux autres grièvement blessés en Tchétchénie lorsque des assaillants ont ouvert le feu à l’arme automatique dans un café où ils étaient attablés, a rapporté hier Interfax-AVN citant l’administration du district Sounjenski (Ouest). Le chef de l’administration locale Khizir Vitaïev a indiqué à l’agence que le café, situé à proximité directe du siège de l’administration dans la localité de Sernovodsk, avait été attaqué par deux hommes qui avaient pu prendre la fuite après les faits. Le ministère russe de l’Intérieur, cité par l’agence Itar-Tass, a par ailleurs affirmé avoir déjoué plusieurs attentats dans la république indépendantiste, dont l’un visant un pont sur la rivière Sounja dans la capitale tchétchène Grozny.


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