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ZONE EURO L’hypothèse d’une reprise se confirme, estime Duisenberg

Une reprise économique s’amorce en Europe ce semestre et les taux d’intérêt sont assez bas pour la soutenir, a déclaré hier Wim Duisenberg, président sortant de la Banque centrale européenne. « Les signes précurseurs d’un redressement de la croissance d’ici à la fin de l’année s’accumulent » et ce mouvement devrait s’accélérer en 2004, tandis que l’inflation va ralentir, a-t-il dit devant la commission économique et monétaire du Parlement européen.
Le taux d’inflation harmonisé dans la zone euro (IPCH) devrait osciller autour de 2 % jusqu’à la fin de l’année pour tomber sous ce seuil l’an prochain et s’y maintenir. « Des taux d’intérêt bas poussent encore plus à investir » et dans ce contexte, la politique monétaire est adaptée, a poursuivi Duisenberg, laissant clairement entendre que la BCE ne baisserait pas ses taux dans le court terme.
« Le risque que l’hypothèse prédominante d’une reprise soit contrariée s’est atténué, mais n’a pas disparu », a dit le président de la BCE. Ce risque vient à court terme des perspectives floues du marché pétrolier et, à long terme, des déséquilibres de la croissance au niveau mondial.
Évoquant les déficits budgétaires de certains États membres et le dépassement de la limite de 3 % du PIB fixée par le Pacte de stabilité et de croissance, Wim Duisenberg a ajouté : « Le manque de discipline budgétaire, et notamment l’absence de stratégie à moyen terme pour consolider les comptes nationaux, est un élément négatif pour la croissance de la zone à long terme. »
Duisenberg, qui s’exprimait pour la dernière fois devant la commission avant de quitter la présidence de la Banque à la fin octobre, a jugé « inquiétant » que les pays en déficit n’aient pas fait davantage pour endiguer la tendance.
Évoquant sa succession par le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, Duisenberg a ajouté qu’il serait bon que son successeur poursuive la politique monétaire menée jusqu’à présent. « Mon successeur, et mes successeurs, seraient bien avisés de poursuivre ce que nous avons fait. Il n’est aucunement nécessaire à mon avis de changer de politique monétaire », a déclaré le Néerlandais. Le gouverneur de la Banque de France Jean-Claude Trichet doit en principe prendre la succession de M. Duisenberg à la présidence de la BCE le 1er novembre, pour un mandat de huit ans.
Une reprise économique s’amorce en Europe ce semestre et les taux d’intérêt sont assez bas pour la soutenir, a déclaré hier Wim Duisenberg, président sortant de la Banque centrale européenne. « Les signes précurseurs d’un redressement de la croissance d’ici à la fin de l’année s’accumulent » et ce mouvement devrait s’accélérer en 2004, tandis que l’inflation va ralentir, a-t-il dit devant la commission économique et monétaire du Parlement européen.Le taux d’inflation harmonisé dans la zone euro (IPCH) devrait osciller autour de 2 % jusqu’à la fin de l’année pour tomber sous ce seuil l’an prochain et s’y maintenir. « Des taux d’intérêt bas poussent encore plus à investir » et dans ce contexte, la politique monétaire est adaptée, a poursuivi Duisenberg, laissant clairement entendre que...