Le taux d’inflation harmonisé dans la zone euro (IPCH) devrait osciller autour de 2 % jusqu’à la fin de l’année pour tomber sous ce seuil l’an prochain et s’y maintenir. « Des taux d’intérêt bas poussent encore plus à investir » et dans ce contexte, la politique monétaire est adaptée, a poursuivi Duisenberg, laissant clairement entendre que la BCE ne baisserait pas ses taux dans le court terme.
« Le risque que l’hypothèse prédominante d’une reprise soit contrariée s’est atténué, mais n’a pas disparu », a dit le président de la BCE. Ce risque vient à court terme des perspectives floues du marché pétrolier et, à long terme, des déséquilibres de la croissance au niveau mondial.
Évoquant les déficits budgétaires de certains États membres et le dépassement de la limite de 3 % du PIB fixée par le Pacte de stabilité et de croissance, Wim Duisenberg a ajouté : « Le manque de discipline budgétaire, et notamment l’absence de stratégie à moyen terme pour consolider les comptes nationaux, est un élément négatif pour la croissance de la zone à long terme. »
Duisenberg, qui s’exprimait pour la dernière fois devant la commission avant de quitter la présidence de la Banque à la fin octobre, a jugé « inquiétant » que les pays en déficit n’aient pas fait davantage pour endiguer la tendance.
Évoquant sa succession par le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, Duisenberg a ajouté qu’il serait bon que son successeur poursuive la politique monétaire menée jusqu’à présent. « Mon successeur, et mes successeurs, seraient bien avisés de poursuivre ce que nous avons fait. Il n’est aucunement nécessaire à mon avis de changer de politique monétaire », a déclaré le Néerlandais. Le gouverneur de la Banque de France Jean-Claude Trichet doit en principe prendre la succession de M. Duisenberg à la présidence de la BCE le 1er novembre, pour un mandat de huit ans.


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