Rechercher
Rechercher

Actualités

Oussama Ben Laden, l’homme le plus recherché de la planète (photo)

Le chef islamiste Oussama Ben Laden, instigateur déclaré des attentats du 11 septembre 2001 et qui a fait l’objet de la plus grande chasse à l’homme jamais lancée dans l’histoire, reste introuvable deux ans après les attaques qui ont fait 3019 morts aux États-Unis.
Le milliardaire d’origine saoudienne, à la tête de son réseau el-Qaëda (la Base), dont la trace s’est perdue dans le sud de l’Afghanistan, est réapparu épisodiquement par le biais de messages audios ou vidéos. Dans sa dernière vidéo, diffusée le 11 février 2003, il appellait les musulmans à soutenir le régime irakien contre l’attaque des États-Unis.
Cet homme grand et mince, barbu, âgé de 46 ans, douzième enfant d’un magnat saoudien de l’industrie du bâtiment proche de la famille royale, est depuis plus de dix ans la bête noire des services secrets occidentaux, qui le recherchent pour plusieurs attentats antiaméricains.
Né à Ryad, Oussama Ben Laden, qui a étudié le génie civil à la prestigieuse université King Abdul Aziz de Jeddah, se lie dès 1973 à des groupes islamistes. Après l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979, il se rend dans ce pays où il dirige une brigade de plusieurs milliers d’hommes recrutés dans différents pays, en particulier du monde arabe.
Il lutte contre les soviétiques avec l’aide de la CIA, l’agence de renseignements américaine. La création de son réseau, el-Qaëda, daterait de 1988, soit un an avant le retrait soviétique d’Afghanistan.
Après le déclenchement de la guerre du Golfe en 1991, Ben Laden déclare la « guerre sainte » aux États-Unis, qu’il accuse d’avoir occupé sa terre natale, l’Arabie saoudite. En 1992, il regagne l’Arabie saoudite, mais Ryad lui retire son passeport saoudien.
Ben Laden s’installe alors au Soudan. Les services de renseignements américains le soupçonnent de financer des camps d’entraînement terroristes. Sa nationalité saoudienne lui est retirée en 1994, après la publication de « fatwas » dénonçant les États-Unis et la famille royale saoudienne.
En 1996, le Soudan lui demande de partir, sous la pression de l’Onu. Il refait surface en Afghanistan d’où il lance de nouveaux appels antiaméricains, juste avant la prise du pouvoir à Kaboul par les talibans.
«Hôte d’honneur» des maîtres du pays, Ben Laden met en place une dizaine de camps d’entraînement terroristes, qui attirent des milliers d’hommes venus de tout le monde musulman, et planifie une série d’attaques meurtrières qui l’élèvent au rang d’ennemi public numéro 1 aux États-Unis.
Son attaque la plus spectaculaire, avant le 11 septembre, est celle qui frappe simultanément les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya le 7 août 1998, faisant 224 morts. Il est aussi soupçonné d’avoir commandité, en octobre 2000, un attentat contre le destroyer américain USS Cole dans le port d’Aden, au Yémen, où 17 marins américains périssent.
Considéré par les États-Unis comme le financier de l’islamisme, Ben Laden est placé en 1999 par le FBI (sûreté fédérale américaine) sur sa liste des dix personnes les plus recherchées au monde.
Après le 11 septembre, puis la chute des talibans, les États-Unis lancent une vaste traque pour retrouver le chef d’el-Qaëda. Le 23 septembre 2001, ils offrent 25 millions de dollars pour toute information permettant sa capture.
Oussama Ben Laden, qui échappe fin 2001 à l’intervention des troupes américaines en Afghanistan, est localisé pour la dernière fois par des témoins en novembre 2001 à Kandahar, le fief des talibans, dans le sud de l’Afghanistan. Divers services de renseignements ont depuis évoqué sa présence au Pakistan. L’hypothèse de sa mort sous les bombardements américains pendant la guerre avait également été plusieurs fois avancée.
Le chef islamiste Oussama Ben Laden, instigateur déclaré des attentats du 11 septembre 2001 et qui a fait l’objet de la plus grande chasse à l’homme jamais lancée dans l’histoire, reste introuvable deux ans après les attaques qui ont fait 3019 morts aux États-Unis.Le milliardaire d’origine saoudienne, à la tête de son réseau el-Qaëda (la Base), dont la trace s’est perdue dans le sud de l’Afghanistan, est réapparu épisodiquement par le biais de messages audios ou vidéos. Dans sa dernière vidéo, diffusée le 11 février 2003, il appellait les musulmans à soutenir le régime irakien contre l’attaque des États-Unis.Cet homme grand et mince, barbu, âgé de 46 ans, douzième enfant d’un magnat saoudien de l’industrie du bâtiment proche de la famille royale, est depuis plus de dix ans la bête noire des...