M. Rumsfeld, qui rentre à Washington après une tournée de cinq jours en Irak et en Afghanistan, a déclaré à des journalistes que les critiques, même s’il est sain de débattre de ces questions, pourraient laisser croire aux adversaires des États-Unis que Washington « pourrait jeter l’éponge ». « Nous savons que (...) des terroristes ont étudié la Somalie et ils ont étudié des exemples où les États-Unis ont essuyé des coups et ont cédé. Et ils se sont persuadés qu’ils pourraient nous faire accepter ce qu’ils ont envie de faire », a-t-il dit.
« Les États-Unis ne vont pas faire cela. Le président Bush ne va pas le faire », a-t-il dit. Mais dans la mesure où l’on donne à des « terroristes » des raisons de croire qu’il pourrait le faire, ou que ses opposants pourraient l’emporter, « ils se voient encouragés dans cette voie », a-t-il déclaré. « Et il s’ensuit que davantage d’argent est consacré à ces activités, cela conduit à de nouveaux recrutements ou à plus de pouvoir de résistance » a-t-il dit.
En ce qui concerne la recherche des armes de destruction massive que l’Irak était accusé de détenir, M. Rumsfeld a déclaré qu’il n’avait même pas interrogé à ce sujet David Kaye, qui est chargé de cette tâche, lors de son séjour à Bagdad. Relevant que M. Kay informe le directeur de la CIA, George Tenet, M. Rumsfeld a estimé qu’il s’agit d’une « question de renseignements ». « J’ai décidé que je n’ai pas besoin de m’en préoccupper toutes les 15 minutes », a-t-il dit.
Le haut responsable a rappelé qu’il avait été envoyé par le président Ronald Reagan à Beyrouth après l’attentat à la bombe contre les Marines en 1983 (241 morts). Son expérience lui a permis de comprendre « qu’il était très difficile de fonctionner dans ce monde sans pertes ». Le président Reagan avait retiré les forces américaines du pays après cet attentat.


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