« Al-Jazira est ouverte à tous les acteurs sur la scène politique, de (Oussama) Ben Laden (le terroriste présumé) à George W. Bush (le président américain), sans discrimination et sans complaisance », assure le porte-parole d’al-Jazira, Jihad Blout.
Selon lui, l’arrestation de M. Allouni vendredi à Grenade (sud de l’Espagne), dans le cadre d’une enquête sur le « “terrorisme islamiste”, n’est qu’un autre maillon dans la chaîne des pressions et des persécutions menées contre al-Jazira pour essayer d’influer sur sa ligne professionnelle ».
« Son arrestation constitue une nouvelle étape dans les tracasseries dont sont victimes les journalistes en général et ceux d’al-Jazira en particulier », affirme-t-il.
« Pour nous, M. Allouni est un excellent journaliste. Nous ne savons rien de ses idées politiques. C’est une question qu’il faudrait poser à Allouni lui-même », poursuit Blout en dénonçant « le comportement des autorités espagnoles en arrêtant un journaliste notoire, juste à la veille de son retour à Doha ».
« Cette arrestation est d’autant plus étrange que durant ses vacances de deux mois en Espagne, M. Allouni a réalisé plusieurs interviews de personnalités politiques, dont le chef du gouvernement José Maria Aznar, et participé à plusieurs colloques politiques », s’étonne M. Blout.
Selon lui, al-Jazira a désigné un avocat pour M. Allouni mais n’arrive toujours pas à contacter les autorités espagnoles pour s’informer sur les tenants et aboutissants de cette arrestation. Elle a également entrepris « une campagne en faveur de Allouni, notamment auprès d’ONG internationales chargées de la défense de la liberté de presse ».


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