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CORRESPONDANCE Bush résiste toujours à l’offensive démocrate (Photo)

WASHINGTON, de notre correspondante Irène MOSALLI

Ça y est. Les démocrates ont lancé la grande curée. Sur tous les fronts on tente de placer le président Bush aux abois. Les neuf futurs candidats à la prochaine élection présidentielle (novembre 2004) se sont déjà pleinement lancés dans leurs campagnes respectives. La semaine dernière, Hillary Clinton, qui avait prévenu qu’elle ne briguerait pas le poste (se proposant dans son for intérieur de le briguer en 2008), avait donné des signes de revirement. Sans doute en voyant le manque de cohésion chez ses collègues du Parti démocrate. Elle vient donc de retirer son épingle du jeu en voyant que malgré tout Bush reste en bonne position dans les sondages.
Cependant, les anti-Bush continuent à vouloir en découdre. Via les médias élitistes et ceux à caractère plus populaire. L’ancienne secrétaire d’État Madeleine Albright (sous le mandat du président Clinton de 1997 à 2001) a rédigé un virulent papier intitulé « Ponts, bombes, pompe » et publié dans la dernière livraison de la très sérieuse revue Foreign Affairs. Selon elle, le président Bush a repoussé les leaders arabes modérés et a enclenché un dangereux désaccord avec les Européens. Elle lui reproche aussi d’utiliser « le choc et la force » plutôt que de s’appuyer sur les alliances qu’entretiennent les États-Unis depuis plus d’un demi-siècle avec ces pays. Et d’ajouter : « C’était une guerre par choix et non par nécessité. Elle a été déclenchée par un Washington avide de domination. »

La religiosité de Bush
Également au sommaire de ce même numéro de Foreign Affairs, une intervention de James Rubin, qui a été l’assistant de Madeleine Albright au département d’État. Dans un article intitulé « Trébuchant dans la guerre », il répond à ceux qui se demandent pourquoi le monde a abandonné Washington après sa guerre contre Saddam Hussein. Il répond que certes personne n’a dit que la guerre contre l’Irak pouvait être simple, mais d’autre part, elle n’aurait pas dû être si difficile. L’Administration Bush a bâclé les manœuvres de l’avant-guerre évitant ainsi de mener une campagne diplomatique susceptible d’éviter le conflit armé.
Aux antipodes des politiques et des politologues, tout un chacun cherche à savoir le comment et le pourquoi des décisions et des agissements de Doubleyu. Même la revue masculine GQ ou Gentelemen’s Quarterly (se préoccupant généralement de mode, de hobbies et des plaisirs de ces messieurs) est entrée dans ce jeu. Dans son édition du mois de septembre, elle analyse en long et en large (sur dix pages) la religiosité du président de la République, sous le titre « Le Jésus personnel de George W. ». On y apprend, entre autres, quel sermon a le plus impressionné le président, son attachement à la Bible, etc. Jeune, il a eu une formation épiscopalienne. Puis par conversion, il est devenu méthodiste. Il serait le président américain le plus religieux qui soit : tous ses discours sont émaillés de réflexions mystiques. L’auteur de cet article, Guy Larson, écrit : « Le Christ est son premier conseiller. Et cependant, nous ne savons pas réellement en quoi il croit vraiment. » Ceci parce qu’en fait, la pratique de sa religion reste de son domaine très privé. On ne le voit pas régulièrement dans une église, contrairement au président Clinton qui ne manquait jamais à Washington le rituel du dimanche auquel il se prêtait d’une manière ostentatoire, Bible en main.
Et aussi paradoxal que cela soit, George W. Bush ne croit qu’en l’état séculaire et dans la tolérance de toutes les croyances.
Cet article du GQ qui se veut informatif et non critique est accompagné d’une illustration pour le moins ambiguë, donnant à voir le président George W. Bush en Jésus.
Malgré tout cela, la balance n’arrive pas à pencher du côté des démocrates, incapables de se mettre d’accord sur un candidat qui ferait l’unanimité. Quoique l’un de ces candidats, Howard Dean (un inconnu comme l’était Jimmy Carter dans les années 70), ait pu collecter le plus de millions de dollars pour sa campagne. Ce qui lui donne un avantage sur les huit autres. Et si le sénateur John Kerry, lui aussi en lice, est sans doute plus politiquement qualifié, Dean est arrivé à mobiliser la base des électeurs démocrates.
WASHINGTON, de notre correspondante Irène MOSALLIÇa y est. Les démocrates ont lancé la grande curée. Sur tous les fronts on tente de placer le président Bush aux abois. Les neuf futurs candidats à la prochaine élection présidentielle (novembre 2004) se sont déjà pleinement lancés dans leurs campagnes respectives. La semaine dernière, Hillary Clinton, qui avait prévenu qu’elle ne briguerait pas le poste (se proposant dans son for intérieur de le briguer en 2008), avait donné des signes de revirement. Sans doute en voyant le manque de cohésion chez ses collègues du Parti démocrate. Elle vient donc de retirer son épingle du jeu en voyant que malgré tout Bush reste en bonne position dans les sondages.Cependant, les anti-Bush continuent à vouloir en découdre. Via les médias élitistes et ceux à caractère plus...