« Nous sommes prêts à traiter avec le nouveau gouvernement dans l’intérêt du peuple irakien. Il s’agit pour nous d’un devoir national », a déclaré M. Chareh, dans la première réaction officielle syrienne à la formation de ce cabinet, qui doit rester en fonctions jusqu’aux premières élections prévues en 2004 en Irak. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe à Damas avec le haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Javier Solana, arrivé lundi dans la capitale syrienne où il a rencontré le président Bachar el-Assad en présence de M. Chareh. M. Chareh, tout en soulignant qu’il n’était « pas demandé à la Syrie de reconnaître ce nouveau gouvernement », a émis l’espoir que celui-ci contribuerait à « améliorer les conditions de vie du peuple irakien et à préserver l’intégrité territoriale et la souveraineté » de l’Irak.
Interrogé sur la possibilité d’envoyer des troupes syriennes en Irak, il a répondu : « Personne ne nous a demandé d’envoyer des troupes en Irak. »
La Syrie, qui s’était farouchement opposée à la guerre lancée par la coalition dirigée par les États-Unis contre l’Irak, avait accueilli avec prudence la mise en place du Conseil de gouvernement.
Mais M. Chareh avait indiqué le 26 août que Damas était prêt à recevoir des membres de ce Conseil dont l’action, selon lui, est « un prélude à la formation d’un gouvernement élu et représentatif de toutes les composantes du peuple irakien ».
M. Solana a quitté hier Damas pour Beyrouth dans le cadre de sa tournée régionale qui l’a déjà mené en Iran, en Israël et en Jordanie.


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