Il y a les sept merveilles du monde, les sept péchés capitaux, les sept collines de Rome, les sept sages de la Grèce et... les sept plus beaux diamants du monde…Qui ont été regroupés pour la première fois en un seul lieu, le Musée national d’histoire naturelle à Washington. Sept pierres précieuses spectaculaires déclinant les sept couleurs de l’arc-en-ciel et empruntées à plusieurs collections. Elles se présentent sous des formes et des grandeurs différentes, allant de 5,11 à 203,04 carats.
Chacune a son histoire et sa fiche.
Le « Pumpkin Diamond » (5 carats, tonalité orange) était au doigt de Halle Berry lorsqu’elle avait reçu, en 2002, l’Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans le film Monster’s Ball.
« Moussaief Red », diamant rouge triangulaire (5 carats), avait été trouvé par un fermier brésilien en 1990.
« Ocean Dream » (5, 51 carats) est d’un bleu vert très rare. Cette couleur dans les diamants est d’habitude obtenue artificiellement.
« The Heart of Eternity » est un cœur tout bleu (27, 64 carats).
« Allinat »(101, 29 carats) est un carré étincelant.
Une étoile en forme de poire
Le clou de l’exposition est le « Steinmetz Pink » (59, 60 carats), le diamant rose le plus grand que l’on connaisse.
Une autre pièce maîtresse est le « De Beers Millenium Star » (203, 04 carats), qui a nécessité trois ans de travail pour être taillé en forme de poire. En novembre 2000, alors qu’elle était exposée à Londres, cette pièce a fait l’objet d’une tentative de cambriolage qui avait été minutieusement préparée. Ayant eu vent de l’opération, Scotland Yard avait pu la déjouer. À noter que De Beers, la célèbre firme spécialisée dans la production de bijoux en diamants, a lancé le slogan non moins célèbre « Diamonds are forever » (les diamants sont pour l’éternité).
Actuellement, il y a une grande demande de diamants teintés. Les rougeoyants, étant les plus rares, demeurent les plus chers.
« Avant de passer au doigt des castes moins nanties, les diamants sont longtemps restés le privilège des riches et des titrés, explique un responsable de l’exposition, qui donne un petit aperçu des divers symboles qui s’y rattachent. La première bague de fiançailles en diamant a été offerte, en 1447, par l’archiduc Maximilien de Hambourg à Marie de Bourgogne », dit-il.
Au Moyen Âge, on attribuait à ce gemme des propriétés médicinales. Tenir un diamant en faisant le signe de la Croix pouvait, croyait-on, guérir des blessures et autres maux. Ce qui n’a pas réussi au pape Clément, qui avait avalé ces pierres pour se remettre d’une maladie. Dans un autre domaine, et toujours au Moyen Âge, les propriétaires des mines entretenaient le mythe que les diamants étaient un poison pour empêcher les extracteurs de les voler en les avalant.
Ce n’est pas tout. On les prenait aussi pour des détecteurs de mensonges naturels : les diamants s’assombrissaient en présence d’une personne coupable et scintillaient lorsqu’ils étaient placés devant une personne au-dessus de tout soupçon.
Sans compter que, depuis toujours, les diamants étaient considérés comme étant porteurs de chance et de bonheur. À l’exception de celui nommé « Hope », du nom de l’un de ses possesseurs Henry Hope qui l’avait acquis vers 1830. Il se trouve aujourd’hui au Musée Smithonian, à Washington, à qui il a été offert en 1958 par le bijoutier new-yorkais Harry Winston, qui l’avait acheté à une riche excentrique Américaine, Evalyn Walsh Mc Lean, dont le fils, le mari et la fille sont morts dans des conditions dramatiques. Trouvé en Inde, ce diamant pesait à l’origine 112 carats. D’un bleu intense, il a subi moult tailles jusqu’à être réduit à 44, 5 carats. Et il est peut-être la pierre qui a la plus mauvaise réputation, car le sort s’est acharné sur ceux qui l’on porté. Depuis Louis XVI et Marie-Antoinette jusqu’au sultan Abdel Hamid (chassé du trône en 1909).


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