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Cyclisme - Journée de repos hier au Tour d’Italie Petacchi, l’anti-Cipollini

La révélation du Giro, Alessandro Petacchi, est devenu en cinq étapes l’anti-Cipollini, adversaire heureux du champion du monde auquel tout l’oppose dans le cyclisme italien.
Grand, blond, des yeux bleus qui émeuvent les « ragazza » de la péninsule, Petacchi possède un physique avantageux, digne de la statuaire antique (1,84 m pour 75 kg). Mais le porteur du maillot rose de leader est loin de provoquer les mêmes ravages que Mario Cipollini, l’une des deux idoles du Giro avec Marco Pantani.
« Je suis quelqu’un de tranquille », reconnaît le routier-sprinteur qui vit près de La Spezia, le grand port de Ligurie, où il est né voici 29 ans. « Je suis même un peu grognon. On me le reproche assez mais c’est mon caractère, c’est difficile de changer. »
Trop heureux de son flamboyant début dans le Tour d’Italie (deux victoires d’étape et une deuxième place en cinq jours !), Petacchi se prête pourtant de très bonne grâce à ses obligations. Mécanicien naval de formation, il s’exprime avec facilité, s’extirpe avec aisance des chausse-trappes que pourrait causer sa rivalité avec Cipollini.
Entre les deux hommes, les rapports sont excellents, resserrés depuis l’année passée par le dévouement de Petacchi à la cause de son aîné dans le championnat du monde de Zolder (Belgique). « La défaite est toujours amère mais, à être battu, je préfère que ce soit par lui », a reconnu « Super-Mario ».

Mamma Gaudilla
éteint la télé
« Gagner devant un champion de la dimension de Cipollini, c’est un rêve », a renchéri Petacchi qui a dû attendre sa huitième saison dans le peloton professionnel pour ouvrir son palmarès dans le Giro. Sa carrière n’a décollé qu’en 2000, quand il a rejoint l’équipe Fassa Bortolo dirigée par Giancarlo Ferretti. Il gagne cette année-là deux étapes de la Vuelta et décroche sa sélection en équipe nationale pour le championnat du monde. Mais, s’il collectionne en trois ans une trentaine de victoires, Petacchi est loin d’incarner la caricature du sprinteur, souvent représenté en cascadeur, voire en tête brûlée. « Je ne fais pas d’incorrections », dit-il. « Je ne suis pas du genre à frôler le guidon d’un autre. J’ai déjà perdu des sprints parce que j’étais le premier à freiner. Mais je n’aime pas le danger. »
Ce beau gabarit qui a participé une seule fois au Tour de France (97e du classement général, 4e du classement par points en 2001), sait aussi aller de l’avant et passer les reliefs modérés. Par cet aspect, il se rapproche davantage de l’Allemand Erik Zabel bien plus que de l’incomparable Cipollini.
Entre les deux grands sprinteurs du Giro, le prochain match est attendu, peut-être aujourd’hui à Avezzano, terme d’une sixième étape (222 km) au profil vallonné au lendemain de la journée de repos à Maddaloni, plus sûrement deux jours plus tard à Arezzo.
À l’approche du dernier kilomètre, Gaudilla Petacchi éteindra alors son poste de télévision pour le rallumer quelques instants plus tard. « Elle a peur pour moi », explique son fils, bien décidé désormais à ramener le maillot cyclamen du classement par points à Milan le 1er juin.
La révélation du Giro, Alessandro Petacchi, est devenu en cinq étapes l’anti-Cipollini, adversaire heureux du champion du monde auquel tout l’oppose dans le cyclisme italien.Grand, blond, des yeux bleus qui émeuvent les « ragazza » de la péninsule, Petacchi possède un physique avantageux, digne de la statuaire antique (1,84 m pour 75 kg). Mais le porteur du maillot rose de leader est loin de provoquer les mêmes ravages que Mario Cipollini, l’une des deux idoles du Giro avec Marco Pantani.« Je suis quelqu’un de tranquille », reconnaît le routier-sprinteur qui vit près de La Spezia, le grand port de Ligurie, où il est né voici 29 ans. « Je suis même un peu grognon. On me le reproche assez mais c’est mon caractère, c’est difficile de changer. »Trop heureux de son flamboyant début dans le Tour d’Italie (deux...