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Royaume-Uni La Fabian Society tente de dépoussiérer la monarchie britannique

Les souverains britanniques ne doivent plus être chefs suprêmes de l’Église anglicane et doivent pouvoir prendre leur retraite s’ils le souhaitent, a préconisé mardi un influent centre de recherches, dans un rapport sur l’avenir de la monarchie.
Ce rapport de la Fabian Society, un groupe de réflexion de centre gauche, fait une série de propositions radicales pour moderniser l’institution monarchique et ainsi éviter qu’elle soit « de plus en plus coupée de la Grande-Bretagne moderne ».
Le document, fruit d’un an d’enquête par une commission de dix membres, recommande notamment : la possibilité pour la reine de prendre sa retraite et non plus d’être contrainte de régner jusqu’à sa mort ou d’abdiquer, une ignominie aux yeux de la monarchie, une réforme du statut du monarque, qui cumule actuellement les fonctions de chef de l’État et de chef suprême de l’Église anglicane, l’abolition d’une règle vieille de plusieurs siècles, interdisant à un non-anglican, ou à un successeur ayant épousé un(e) catholique, à monter sur le trône, l’abandon d’une tradition obligeant un descendant du monarque à lui demander l’autorisation pour se marier, la fin de la préséance des garçons sur les filles dans l’ordre d’accession au trône, une distinction stricte entre les possessions privées et publiques des membres de la famille royale, qui seraient obligés de payer des impôts sur leurs revenus privés et sur leur fortune, l’obligation d’ouvrir au public, autant que possible, les domaines et les palais royaux, la limitation des membres de la famille royale recevant des fonds publics.
« La Grande-Bretagne a connu un changement constitutionnel très important ces dernières années », a expliqué le président de la commission, David Bean, lors de la présentation du rapport.
« La pièce manquante dans ce puzzle est la position du chef de l’État, a-t-il poursuivi. Dans toutes les autres monarchies constitutionnelles d’Europe, ce rôle est clairement défini par la loi, il est dépolitisé et les éléments publics et privés de la royauté sont nettement différenciés. Les mêmes principes devraient désormais être adoptés en Grande-Bretagne. »
Le prince Charles, futur roi d’Angleterre, s’est dit prêt à moderniser une monarchie britannique souvent décriée, notamment pour son train de vie dispendieux ou pour ses règles archaïques.
Concernant l’aspect religieux de sa fonction, Charles a déclaré qu’il se voyait plus en « défenseur des fois » qu’en chef suprême de l’Église anglicane.
Sa liaison de longue date avec sa maîtresse Camilla Parker-Bowles, une divorcée, risque en effet d’affaiblir sa position à la tête de l’Église anglicane lorsqu’il montera sur le trône, estiment les experts.
Les règles de l’Église d’Angleterre concernant les unions entre divorcés sont très strictes et s’il décidait d’épouser Camilla, comme la rumeur lui en prête l’intention, le futur Charles III pourrait voir son autorité morale sur l’Église gravement remise en cause.
Les souverains britanniques ne doivent plus être chefs suprêmes de l’Église anglicane et doivent pouvoir prendre leur retraite s’ils le souhaitent, a préconisé mardi un influent centre de recherches, dans un rapport sur l’avenir de la monarchie.Ce rapport de la Fabian Society, un groupe de réflexion de centre gauche, fait une série de propositions radicales pour moderniser l’institution monarchique et ainsi éviter qu’elle soit « de plus en plus coupée de la Grande-Bretagne moderne ».Le document, fruit d’un an d’enquête par une commission de dix membres, recommande notamment : la possibilité pour la reine de prendre sa retraite et non plus d’être contrainte de régner jusqu’à sa mort ou d’abdiquer, une ignominie aux yeux de la monarchie, une réforme du statut du monarque, qui cumule actuellement les...