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Burundi Malgré l’accalmie, les civils fuient Bujumbura et ses alentours

Le calme est revenu hier dans Bujumbura et ses environs, au lendemain d’une nouvelle attaque des rebelles hutus des Forces nationales de libération (FNL) à l’est de la capitale du Burundi, d’où 40 000 civils ont fui les collines.
« Aujourd’hui, la ville de Bujumbura et ses environs sont calmes, il n’y aucun mouvement rebelle signalé jusqu’ici », a confirmé le colonel Augustin Nzabampema, porte-parole de l’armée. Depuis le milieu de l’après-midi de dimanche, aucun écho des affrontements qui s’étaient poursuivis dans la province de Bujumbura rural (Est) n’était perceptible dans la capitale.
Dimanche, 28 rebelles ont été tués et deux soldats blessés, selon l’armée, après une reprise des hostilités par les Forces nationales de libération, qui ont attaqué trois quartiers de l’est de la capitale.
Plusieurs civils ont également été tués.
Depuis lundi dernier, cinq jours de combats, la plus vaste offensive sur la capitale du Burundi depuis dix ans, avaient fait plus de 200 morts civils, militaires et rebelles, selon des estimations concordantes. Ces combats avaient pris fin vendredi soir.
Quelque 40 000 civils ont fui les collines à l’est de Bujumbura, d’où les FDD ont lancé leur offensive la semaine dernière, a constaté l’AFP lundi.
Les réfugiés se sont regroupés dans trois localités, a expliqué le gouverneur de la province de Bujumbura rural, Ignace Ntawembarira.
L’ambassade américaine à Bujumbura va évacuer son personnel non indispensable « pendant une ou deux semaines », a indiqué hier un de ses représentants, précisant que « tous les services continueront à fonctionner ».
Le département d’État avait annoncé dimanche qu’il retirait son personnel diplomatique non essentiel du Burundi en raison des combats entre forces gouvernementales et rebelles. Il avait également recommandé à tous les ressortissants américains qui se trouvent au Burundi de partir « tant que des vols commerciaux sont disponibles ».
« Nous ne pouvons peut-être pas prendre la capitale, mais nous pouvons amener nos ennemis à des concessions », avait déclaré vendredi le conseiller principal et porte-parole des FNL, Pasteur Habimana.
Malgré les pertes subies par les FNL depuis lundi dernier, l’armée s’attend « à ce qu’ils recommencent à tout moment car ce sont des gens suicidaires, qui peuvent attaquer même les mains nues, en sachant qu’ils ne peuvent pas gagner », avait déclaré dimanche le général Samuel Gahiro, commandant de la 1re région militaire (Ouest).
Les FNL d’Agathon Rwasa ont refusé jusqu’ici de négocier avec le gouvernement de transition qui, depuis 20 mois, a amorcé un partage du pouvoir entre Tutsis et Hutus.
Le calme est revenu hier dans Bujumbura et ses environs, au lendemain d’une nouvelle attaque des rebelles hutus des Forces nationales de libération (FNL) à l’est de la capitale du Burundi, d’où 40 000 civils ont fui les collines.« Aujourd’hui, la ville de Bujumbura et ses environs sont calmes, il n’y aucun mouvement rebelle signalé jusqu’ici », a confirmé le colonel Augustin Nzabampema, porte-parole de l’armée. Depuis le milieu de l’après-midi de dimanche, aucun écho des affrontements qui s’étaient poursuivis dans la province de Bujumbura rural (Est) n’était perceptible dans la capitale.Dimanche, 28 rebelles ont été tués et deux soldats blessés, selon l’armée, après une reprise des hostilités par les Forces nationales de libération, qui ont attaqué trois quartiers de l’est de la...