Le président de la Réserve fédérale (Fed) présentera le rapport semi-annuel de la Fed aujourd’hui et demain devant la commission des Finances de la Chambre des représentants, trois semaines après que la Banque centrale eut baissé d’un demi-point son taux interbancaire au jour le jour à 1 %.
Cette décision avait certes ramené le taux à son plus bas niveau depuis juillet 1958, mais elle avait déçu les marchés qui espéraient une baisse plus franche, d’autant qu’elle s’accompagnait de commentaires soufflant le chaud et le froid.
Le plus important est-il que l’économie « n’a pas encore montré de signes de croissance durable », comme l’avait alors noté le comité monétaire ? Ou bien faut-il plutôt se rassurer devant la mention d’une « amélioration des conditions financières, un raffermissement des dépenses et une stabilisation du marché de l’emploi et des biens » ?
Quelle est la vraie menace, la déflation ou le ralentissement de la croissance dans la première économie du monde, qui peine à décoller malgré la fin de la guerre en Irak ? « Les marchés financiers espèrent désespérément une clarification de la Fed sur ce qui motive et guide sa politique monétaire », a estimé John Silvia, chef économiste du groupe financier Wachovia. Pour certains analystes, tel Sal Guatieri du groupe financier BMO, « le discours sera prudemment positif ». M. Greenspan « dira aux investisseurs en bons du Trésor qu’il n’augmentera pas les taux d’intérêt avant longtemps, pas avant d’avoir des signes nets de reprise », a ajouté l’analyste.


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