Trois miliciens congolais tués par des Casques bleus français à Bunia
le 12 juillet 2003 à 00h00
Les soldats français de la force multinationale mandatée par l’Onu à Bunia (nord-est de la République démocratique du Congo, RDC) ont tué hier trois miliciens du groupe armé auquel ils ont enlevé le contrôle de la ville, a annoncé un porte-parole de cette force. Un précédent bilan en provenance de la force faisait état « d’au moins cinq miliciens tués », et d’aucune perte ni blessés, du côté de la force multinationale. Selon le colonel Gérard Dubois, les soldats français ont ouvert le feu dans une « action de rétorsion » contre l’Union des patriotes congolais (UPC), le groupe armé auquel ils ont enlevé le contrôle de la ville. Des coups de feu ont accueilli un détachement de plus de 200 soldats de la force partis fouiller le camp du chef d’état-major de l’UPC, Floribert Kisembo, a expliqué le colonel Dubois. Cette « action de rétorsion » avait été décidée après des « violations », par M. Kisembo, de « l’ultimatum du 25 juin », a précisé le colonel Dubois. Cet ultimatum interdisait la présence d’hommes en armes dans les rues de Bunia, et imposait à l’UPC de cantonner ses hommes hors de la ville, à l’exception de quelques gardes du corps tolérés auprès des cadres qui restaient au siège du mouvement. « L’action a mobilisé plus de 200 soldats appuyés par des hélicoptères », a poursuivi le colonel Dubois. « À l’arrivée sur le camp de Miyala, des miliciens ont ouvert le feu contre la force, et les autres se sont enfuis », a-t-il souligné. Le chef d’état-major de l’UPC s’était livré à une « provocation » mercredi, en se déplaçant au marché central de Bunia, accompagné de miliciens armés à bord de sa voiture, a expliqué le colonel Dubois. L’action contre le camp de M. Kisembo « visait à réduire sa capacité de nuisance contre la population de Bunia », a-t-il conclu.
Les soldats français de la force multinationale mandatée par l’Onu à Bunia (nord-est de la République démocratique du Congo, RDC) ont tué hier trois miliciens du groupe armé auquel ils ont enlevé le contrôle de la ville, a annoncé un porte-parole de cette force.Un précédent bilan en provenance de la force faisait état « d’au moins cinq miliciens tués », et d’aucune perte ni blessés, du côté de la force multinationale.Selon le colonel Gérard Dubois, les soldats français ont ouvert le feu dans une « action de rétorsion » contre l’Union des patriotes congolais (UPC), le groupe armé auquel ils ont enlevé le contrôle de la ville.Des coups de feu ont accueilli un détachement de plus de 200 soldats de la force partis fouiller le camp du chef d’état-major de l’UPC, Floribert Kisembo, a expliqué le...
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