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Dopage : l’agence australienne veut tirer les leçons des erreurs de l’ATP

L’Agence australienne antidopage (ASDA) a estimé hier que la responsabilité reconnue mercredi par l’Association du tennis professionnel (ATP) dans des cas de dopage involontaire devait servir « de sonnette d’alarme » sur les risques des compléments alimentaires.
« Il y a un message dans cette affaire, a estimé John Mendoza, directeur exécutif de l’ASDA. Je suis presque certain que d’autres sports, d’autres institutions n’ont pas encore pris la mesure du risque, ni adopté les stratégies adaptées », a-t-il déclaré. « C’est une sonnette d’alarme. Il faut très vite tirer les conséquences des erreurs de l’ATP. Toutes les institutions doivent s’assurer que les soigneurs sont parfaitement au courant de leurs obligations dans le domaine de la lutte antidopage et qu’ils n’administrent pas par inadvertance dans le corps des athlètes et dans leur nourriture quelque chose qui contient des produits interdits ».
« L’usage de compléments alimentaires est risqué, a poursuivi M. Mendoza. Des études dans des laboratoires de Cologne en Allemagne et en Angleterre ont montré que 15 % de ces compléments testés au hasard contenaient des substances interdites, pour la moitié des stéroïdes. La conséquence est évidente : les athlètes ne peuvent pas prendre de compléments alimentaires sans s’exposer à des risques pour eux-mêmes ».
L’ATP a été contrainte mercredi de blanchir le Tchèque Bohdan Ulihrach, suspendu deux ans pour dopage présumé, et de reconnaître sa responsabilité dans six autres cas de dopage involontaire. La petite quantité du produit anabolisant (dérivé de la nandrolone) décelé dans les urines d’Ulihrach proviendrait en effet de comprimés administrés au joueur par un kinésithérapeute officiel de l’ATP.
Tirant les conséquences de cette affaire, l’ATP a décidé d’interdire dorénavant à ses soigneurs toute distribution aux joueurs de tablettes d’électrolyte et autres vitamines et produits minéraux.
L’Agence australienne antidopage (ASDA) a estimé hier que la responsabilité reconnue mercredi par l’Association du tennis professionnel (ATP) dans des cas de dopage involontaire devait servir « de sonnette d’alarme » sur les risques des compléments alimentaires.« Il y a un message dans cette affaire, a estimé John Mendoza, directeur exécutif de l’ASDA. Je suis presque certain que d’autres sports, d’autres institutions n’ont pas encore pris la mesure du risque, ni adopté les stratégies adaptées », a-t-il déclaré. « C’est une sonnette d’alarme. Il faut très vite tirer les conséquences des erreurs de l’ATP. Toutes les institutions doivent s’assurer que les soigneurs sont parfaitement au courant de leurs obligations dans le domaine de la lutte antidopage et qu’ils n’administrent pas par inadvertance...