« Nous l’avons acceptée » a-t-il dit de la proposition, en présence du président nigérian Olusegun Obasanjo venu le rencontrer à l’aéroport de Robertsfield, à une cinquantaine de kilomètres de Monrovia.
Quelques instants plus tôt, au cours de la même conférence de presse, M. Obasanjo avait déclaré avoir « fait une invitation au président Charles Taylor » (...) « qui n’a pas hésité à l’accepter ». Cette proposition portait sur un « lieu de refuge au Nigeria », a dit le président Obasanjo, vêtu d’un grand boubou blanc, alors que son hôte, lui, portait un costume à l’européenne, blanc également.
M. Obasanjo, qui a rappelé les sacrifices consentis par son pays dans le passé au Liberia (le Nigeria y avait fourni l’ossature et le commandement de la force ouest-africaine de paix pendant de nombreuses années), a estimé qu’il s’agissait d’un « signe nécessaire pour la paix » ajoutant cependant que son pays n’accepterait d’être « harcelé par personne pour avoir invité Charles Taylor au Nigeria ».
M. Taylor, qui ne contrôle plus qu’un cinquième du territoire de son pays et dont la capitale est encerclée par la rébellion, a estimé qu’il s’agissait maintenant d’organiser « un départ dans l’ordre ».
Le Nigeria avait déjà, par le passé, offert l’asile politique à plusieurs protagonistes de la guerre civile libérienne qui s’était terminée par l’élection de l’ancien chef de guerre Taylor à la présidence en 1997.
Le président Charles Taylor, initiateur de la guerre civile qui a ensanglanté le Liberia entre 1990 et 1996, est confronté depuis 1999 à une rébellion dont les combattants sont parvenus en juin aux portes de Monrovia.
Selon les médias américains, M. Bush envisage l’envoi de quelque 500 à 2 000 hommes pour renforcer le cessez-le-feu au Liberia, victime de plusieurs années de sanglante guerre civile.


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