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Ouganda La quasi-totalité des 100 lycéennes enlevées par la guérilla sont libres

La quasi-totalité des 100 lycéennes enlevées dans la nuit de lundi à mardi dans le Nord-Est de l’Ouganda par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) ont retrouvé la liberté, ont annoncé hier les autorités locales.
Hier en fin d’après-midi, « seules six adolescentes étaient portées manquantes », a indiqué le capitaine John Otekat, président du conseil du district de Soroti, où se trouve l’établissement pour filles de Rwara, financé par l’Église catholique.
Les lycéennes ont été secourues par l’armée ou ont été relâchées par leurs ravisseurs, selon le responsable administratif, qui n’a pu livrer aucun détail sur les circonstances de ces libérations.
Des coups de feu ont retenti dans la ville de Soroti durant la nuit de mardi à mercredi et un prêtre catholique, qui a requis l’anonymat, a assuré que la LRA a tenté de lancer une nouvelle attaque sur la ville.
Les rebelles de la LRA connus pour leurs atrocités commises contre les populations civiles, combattent depuis 1988 le gouvernement laïc du président Yoweri Museveni qu’ils veulent remplacer par une Administration basée sur le respect des commandements de la Bible.
Les jeunes garçons qu’ils enlèvent sont intégrés dans les rangs de la rébellion et les filles transformées en esclaves sexuelles.
En avril 2001, la LRA a été condamnée par la Commission des droits de l’homme de l’Onu pour « les enlèvements, tortures, détentions, viols, asservissements et enrôlements forcés d’enfants auxquels elle continue de se livrer ».
En mars dernier, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a indiqué que quelque 5 000 enfants ont été enlevés et enrôlés de force par la LRA depuis juin 2002. Selon HRW, les forces armées ougandaises recrutent également des enfants dès l’âge de 12 ans, pour les enrôler dans des unités de défense locales, les entraînent et parfois les font combattre.
En 16 ans de conflit, plus de 20 000 enfants ont été utilisés comme enfants-soldats.
La quasi-totalité des 100 lycéennes enlevées dans la nuit de lundi à mardi dans le Nord-Est de l’Ouganda par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) ont retrouvé la liberté, ont annoncé hier les autorités locales.Hier en fin d’après-midi, « seules six adolescentes étaient portées manquantes », a indiqué le capitaine John Otekat, président du conseil du district de Soroti, où se trouve l’établissement pour filles de Rwara, financé par l’Église catholique.Les lycéennes ont été secourues par l’armée ou ont été relâchées par leurs ravisseurs, selon le responsable administratif, qui n’a pu livrer aucun détail sur les circonstances de ces libérations.Des coups de feu ont retenti dans la ville de Soroti durant la nuit de mardi à mercredi et un prêtre catholique, qui a requis...