Ils ont signé en juillet 2002 la « Déclaration de principes » reposant, comme le nouveau plan de paix international, la « feuille de route », sur l’existence de deux États, Israël et un futur État palestinien. Mais ce document va beaucoup plus loin que la « feuille de route », dans la mesure où il détermine à l’avance le résultat des négociations, qu’il s’agisse du statut de Jérusalem, des frontières d’un futur État palestinien, du sort des colonies ou de la question des réfugiés. Du côté israélien, le texte prévoit ainsi un retrait de l’ensemble des territoires occupés lors de la guerre de juin 1967, « avec la possibilité d’échanger des territoires », ainsi qu’une division de Jérusalem, dont les quartiers arabes seraient placés sous souveraineté palestinienne. Du côté palestinien, le document précise que les réfugiés de la guerre de 1948 et leurs descendants pourront « seulement » s’établir dans le futur État palestinien, ce qui revient à abandonner le droit au retour, comme l’exige Israël. Interrogé sur ce point, M. Nusseibeh a estimé que c’était « le prix que nous devons payer pour obtenir notre indépendance ». « Nous pensons qu’il est temps de prendre le taureau par les cornes », a-t-il dit. Lors d’une conférence de presse conjointe à Tel-Aviv, M. Nusseibeh a estimé que ce document avait pour ambition de servir de complément à la « feuille de route ». Son but, a-t-il dit, est de recueillir si possible « 100 000 signatures dans les six mois à venir » afin « d’encourager les leaders à prendre les mesures nécessaires » pour parvenir à la paix, mesures qu’il a qualifiées de « pilules difficiles à avaler des deux côtés ». Pour sa part, M. Ayalon s’est borné à dire qu’il souhaitait recueillir deux signatures du côté israélien pour chaque signature du côté palestinien.
Le coup d’envoi de cette pétition devait officiellement être donné aujourd’hui avec une campagne publicitaire dans les principaux journaux israéliens.
Une assistante de M. Ayalon, Yael Lotan, a indiqué que le budget de ce projet était pour l’heure d’environ un million de dollars et qu’il provenait de personnalités israéliennes privées. Pour sa part, M. Nusseibeh a affirmé avoir demandé une aide financière aux États-Unis et à l’Union européenne, mais ne pas avoir encore reçu de réponse.


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