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RUGBY France : le décalage horaire, l’autre adversaire

L’équipe de France s’attaque à deux adversaires pour la dernière partie de sa tournée dans l’hémisphère Sud, les redoutables All Blacks, à Christchurch, mais aussi les quinze heures de décalage horaire qui séparent la Nouvelle-Zélande de l’Argentine.
« Normalement, on considère que l’on récupère une heure de décalage par jour. Là, nous disposons de six jours pour avaler quinze heures de décalage », souligne Thierry Hermerel, le médecin du XV de France.
Pour compenser le manque de temps d’adaptation, le Dr Hermerel a demandé aux joueurs de commencer à s’adapter à l’heure néo-zélandaise dès samedi soir. Malgré la fatigue et la déception qui ont suivi la défaite face aux Pumas (33-32) vendredi à Buenos Aires, personne ne devait être couché avant 05h00 heure locale (20h00 en Nouvelle-Zélande).
« On a demandé aux joueurs de dormir davantage le jour et moins la nuit. C’est un régime à la carte pour réaligner les horloges biologiques », explique le médecin du XV de France. Parallèlement, l’alimentation a été modifiée, avec une priorité donnée aux protides le matin et aux glucides le soir.

« Il y aura des
séquelles, c’est sûr »
Partis samedi vers 18h00 de Buenos Aires (dimanche 09h00 en Nouvelle-Zélande), via Santiago du Chili, les joueurs ont été incités à ne pas dormir pendant la première partie des quelque vingt-quatre heures de voyage, dont presque dix-sept heures d’avion.
Chacun peut meubler le temps comme il l’entend en lisant, en jouant aux cartes ou en discutant, mais surtout en évitant de plonger dans le sommeil au-dessus de l’océan Pacifique que le XV de France a survolé pendant treize heures entre Santiago et Auckland.
À l’arrivée à Christchurch, le sport en extérieur est privilégié. « Surtout, on veille à mettre en place des activités extérieures, pour profiter des UV, explique Thierry Hermerel. On met en place des activités sportives légères en contenu. Cela permet également de recaler les horloges biologiques. » Ces méthodes douces, déjà expérimentées lors des tournées 2001 avec le transfert entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande via Singapour, et 2002, avec le voyage entre l’Argentine et l’Australie, ont des résultats limités. « En quatre ou six jours, il est très difficile de recadrer les organismes. On fait le maximum, mais il y aura des séquelles, c’est sûr », avance le médecin du XV de France. Lors des tournées précédentes, certains joueurs éprouvaient de grosses difficultés à trouver le sommeil la nuit, et s’assoupissaient durant la journée. Le rendement sportif des joueurs se trouve d’ailleurs affecté par ces déplacements entre les continents. Les résultats le prouvent : en juin 2001, le XV de France, arrivé dans des conditions similaires en Nouvelle-Zélande, avait été largement battu par les All Blacks à Wellington (37-12).
En juin 2002, les Wallabies avaient remporté (29-17) le premier test-match disputé « à la descente de l’avion » à Melbourne. Une semaine plus tard, le XV de France, qui avait assimilé le décalage horaire, était passé tout près de la victoire, s’inclinant finalement (31-25).
L’équipe de France s’attaque à deux adversaires pour la dernière partie de sa tournée dans l’hémisphère Sud, les redoutables All Blacks, à Christchurch, mais aussi les quinze heures de décalage horaire qui séparent la Nouvelle-Zélande de l’Argentine.« Normalement, on considère que l’on récupère une heure de décalage par jour. Là, nous disposons de six jours pour avaler quinze heures de décalage », souligne Thierry Hermerel, le médecin du XV de France. Pour compenser le manque de temps d’adaptation, le Dr Hermerel a demandé aux joueurs de commencer à s’adapter à l’heure néo-zélandaise dès samedi soir. Malgré la fatigue et la déception qui ont suivi la défaite face aux Pumas (33-32) vendredi à Buenos Aires, personne ne devait être couché avant 05h00 heure locale (20h00 en Nouvelle-Zélande).«...