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Raffarin : L’État n’a pas vocation à rester gros actionnaire dans l’aéronautique

L’État n’a pas vocation à demeurer sur le long terme un actionnaire important d’entreprises du secteur aéronautique civil et militaire, a affirmé le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, au salon du Bourget.
« L’État est encore actionnaire, et actionnaire important, d’entreprises majeures de votre secteur », a déclaré M. Raffarin. « Nous n’avons pas vocation sur le long terme à le rester aux niveaux actuels mais l’évolution de cet actionnariat se fera au moment opportun à partir de visions stratégiques précises », a-t-il ajouté.
M. Raffarin a par ailleurs considéré qu’il fallait aller « plus loin » dans la constitution d’une Europe de l’armement, après la création de l’agence européenne de programme d’armement, l’Organisation conjointe pour la coopération en matière d’armement (OCCAR).
« Il nous faut aller plus loin et œuvrer à la constitution d’une agence intergouvernementale chargée du développement des capacités militaires industrielles et technologiques », a-t-il indiqué.
De nombreuses commandes pour un montant total de l’ordre de 20 milliards d’euros ont été passées aux industriels de l’aéronautique et du spatial à l’occasion du 45e Salon du Bourget (région parisienne) qui a fermé ses portes hier.
Les plus importantes ont été les 64 commandes d’avions remportées par le constructeur aéronautique européen Airbus pour un montant d’environ 15 milliards de dollars des compagnies aériennes Emirates, Qatar Airways et Korean Air et le protocole d’accord pour 9 appareils signé entre le rival américain Boeing et Korean Air, d’un montant estimé à 1,5 milliard de dollars.
L’État n’a pas vocation à demeurer sur le long terme un actionnaire important d’entreprises du secteur aéronautique civil et militaire, a affirmé le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, au salon du Bourget.« L’État est encore actionnaire, et actionnaire important, d’entreprises majeures de votre secteur », a déclaré M. Raffarin. « Nous n’avons pas vocation sur le long terme à le rester aux niveaux actuels mais l’évolution de cet actionnariat se fera au moment opportun à partir de visions stratégiques précises », a-t-il ajouté.M. Raffarin a par ailleurs considéré qu’il fallait aller « plus loin » dans la constitution d’une Europe de l’armement, après la création de l’agence européenne de programme d’armement, l’Organisation conjointe pour la coopération en matière...