« Nos informations indiquent que des kamikazes s’entraînent actuellement pour mener des attaques-suicide contre les troupes étrangères en Afghanistan », a déclaré M. Jalali lors d’une conférence de presse, faisant le point de l’enquête sur l’attentat-suicide contre un bus de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) qui avait tué quatre soldats allemands samedi à Kaboul.
Le dernier propriétaire de la voiture ayant servi pour l’attaque a été identifié. Il se nomme Abdul Rashid, est originaire du district de Khogiani, (dans la province de Nangarhar, Est) et a acheté la voiture il y a quinze jours, a-t-il confirmé.
« Sur l’identité du terroriste, nous avons des informations qui indiquent qu’il n’était pas afghan et qu’il appartenait à l’organisation el-Qaëda », a affirmé M. Jalali, sans toutefois donner d’autres détails. Les gouvernements afghan et allemand privilégient la piste d’el-Qaëda. Les enquêteurs afghans et allemands disposent cependant de peu d’éléments pour leurs recherches, la voiture suicide et le terroriste ayant été presque totalement pulvérisés par l’explosion.
L’ADN du kamikaze, dont il ne reste que deux jambes et une main, est en cours d’identification, ainsi que l’explosif utilisé. Les enquêteurs devraient en particulier tenter de reconstituer le système de mise à feu, qui permet généralement d’établir la signature des terroristes. Selon M. Jalali, « deux tentatives d’attentat ont été récemment déjouées par les services de sécurité à Kaboul ».
Désarmer les moudjahidines
Sur un autre plan, et pour assurer la sécurité aux citoyens afghans, les autorités veulent démarrer, dès le 1er juillet, un vaste programme de désarmement des combattants moudjahidines, mais l’Onu demande au préalable la mise en œuvre d’importantes réformes au sein du gouvernement pour garantir le succès de l’opération. Ce programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) prévoit de désarmer en un an environ 100 000 combattants appartenant aux diverses factions armées qui continuent de régner sur le pays.


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