Le jeu et les nerfs solides : Woods a les atouts pour s’imposer dans ce type de tournoi, comme il l’a démontré en brandissant huit trophées majeurs, dont l’US Open en 2000 et 2002, depuis le début de sa carrière.
Son jeu, il en est satisfait depuis les séances d’entraînement à Las Vegas où il a passé une partie de la semaine dernière car « ma maison de Floride est en réaménagement ».
Quant au parcours, « j’ai eu un aperçu il y a deux semaines lors d’un parcours avec Michael Jordan et j’ai aimé ce que j’ai vu. C’est un parcours où il faut travailler les coups, le genre que l’on n’a pas eu depuis quelque temps ».
« Mais, chose probablement plus importante, je me suis reposé », a indiqué Woods. « Je l’ai déjà dit par le passé, l’US Open est épuisant physiquement et mentalement. Une fois le tournoi commencé, il faut être concentré et c’est difficile si l’on a du sommeil en retard. » Il lui faudra toutefois afficher un meilleur drive, domaine où il a péché parfois cette saison, notamment au Masters où il dut se contenter d’une 15e place ex aequo.
La meute de prétendants est prête à traquer le « Tigre » pour l’accrocher au tableau de chasse. À commencer par le Sud-Africain Ernie Els, autre double lauréat (1994 et 97) en dix apparitions. Confiant en ses capacités de devenir n° 1 mondial depuis son succès à l’Open britannique 2002, Els fut récemment perturbé par un poignet blessé en se défoulant sur le sac de boxe suspendu dans son garage.
Le Sud-Africain assure ne plus souffrir du complexe Woods, mais il sera intéressant de voir son comportement durant les deux premiers tours où il fera équipe avec « Tiger ». En cas de faux pas, son compatriote Retief Goosen est capable d’assurer, comme lorsqu’il a triomphé en 2001.
L’Américain Davis Love III se présente à l’US Open pour la 15e fois, fort de trois victoires en 2003, dont le championnat des joueurs. Seule ombre au tableau, il ne compte qu’une place dans le top 10 de ce tournoi depuis 1996.
Son compatriote Phil Mickelson a une nouvelle chance d’entrer enfin au palmarès du grand chelem, tandis que le Fidjien Vijay Singh souhaite ajouter une 3e pièce à son grand chelem personnel, après ses victoires au Masters et au championnat PGA.
Singh devra toutefois avoir les nerfs solides car certains fans n’hésiteront pas à lui rappeler ses commentaires jugés machistes lors de l’expérience « masculine » de la la Suédoise Annika Sorenstam.
Si l’on est capable de gagner le Masters, on peut gagner l’US Open : c’est ce que doit penser de son côté Mike Weir, joueur capable de frapper droit, d’être précis avec son putter et de supporter la pression comme il l’a fait en barrage à Augusta. L’Irlandais Pradraig Harrington apparaît lui comme la meilleure chance de faire briller la Vieille Europe, absente du palmarès depuis Tony Jacklin en 1970.
Les principaux engagés
K.J. Choi (CdS), Stewart Cink (USA), Darren Clarke (G-B), Fred Couples (USA), David Duval (USA), Ernie Els (AfS/vainqueur en 1994 et 97), Nick Faldo (G-B), Jim Furyk (USA), Sergio Garcia (Esp), Retief Goosen (AfS/2001), Padraig Harrington (Irl), Charles Howell III (USA), Hale Irwin (USA/1979, 90), Lee Janzen (USA/1993, 98), Tom Kite (1992), Bernhard Langer (All), Davis Love III (USA), Len Mattiace (USA), Phil Mickelson (USA), Larry Mize (USA), Colin Montgomerie (G-B), Jose Maria Olazabal (Esp), Kenny Perry (USA), Nick Price (Zim), Rory Sabbatini (AfS), Vijay Singh (Fij), David Toms (USA), Tom Watson (USA/1982), Mike Weir (Can), Tiger Woods (USA/2000, 02).


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