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La détermination et l’endurance de Bush mises à l’épreuve(photo)

Une semaine à peine après le premier sommet israélo-palestinien de sa présidence, le président américain George W. Bush doit déjà démontrer qu’il est capable d’endiguer les débordements de violence et mener à bien l’application de la « feuille de route ».
« La question est comment appliquer la “feuille de route” si ce genre de tests (raids israéliens et attaque-suicide) se poursuit, et cela même si les États-Unis utilisent tout leur pouvoir de persuasion », explique Judith Kipper, une spécialiste du Proche-Orient au Council on Foreign Relations.
Les observateurs de la région savent cependant que des progrès dans le processus de paix ne peuvent être enregistrés sans la détermination de la Maison-Blanche. « Pour l’instant, la détermination existe. Mais j’ignore si cela sera toujours le cas dans six mois », poursuit Mme Kipper. Mener à bien la « feuille de route » signifie aussi pour l’Administration la nécessité de délivrer un message équilibré à l’adresse des deux parties et un dosage habile entre critiques et condamnations.
Peu après l’explosion de l’autobus israélien à Jérusalem, le président Bush, en déplacement à Chicago, a ainsi fermement condamné « les actes meurtriers », ajoutant qu’il était « clair qu’il y a des gens qui haïssent la paix ». La veille, il n’avait pas caché son irritation à l’encontre du Premier ministre israélien Ariel Sharon, après l’attaque contre Rantissi.
Le quotidien Washington Post notait hier que M. Bush avait été plus particulièrement sévère avec M. Sharon qu’il ne l’avait été lundi à l’encontre de la direction palestinienne après la mort dans une attaque du Hamas de cinq Israéliens, dont quatre soldats, dans la bande de Gaza. Mais dans aucune de ses interventions publiques, le président américain n’a laissé entendre qu’il envisageait de baisser les bras.
Hier, il s’était ainsi dit « déterminé à maintenir le processus sur la voie de la paix » tout en se disant confiant que « si toutes les parties agissent de façon responsable nous pouvons apporter la paix dans la région ».
Le président Bush a fait passer le message aux Israéliens et aux Palestiniens par l’entremise de sa conseillère à la Sécurité nationale Condoleezza Rice et le secrétaire d’État adjoint pour le Proche-Orient William Burns.
« Bush veut des résultats. Il pense que les obstacles peuvent être surmontés et pourrait décider de foncer, d’aller de l’avant pour faire progresser le dialogue », estime le professeur Mary-Jane Deeb, spécialiste du Proche-Orient à l’American University à Washington. Des équipes d’experts américains, récemment dépêchées dans la région par l’Administration, ont d’ailleurs toujours pour mandat de tenter de faire progresser la situation dans le sens d’un dialogue constructif.
« Une fois qu’il a pris un engagement, note Judith Kipper, ce président n’aime pas ceux qui le contredisent. » Selon elle, M. Bush devrait continuer de le faire savoir en ces termes tant aux Israéliens qu’aux Palestiniens.
Une semaine à peine après le premier sommet israélo-palestinien de sa présidence, le président américain George W. Bush doit déjà démontrer qu’il est capable d’endiguer les débordements de violence et mener à bien l’application de la « feuille de route ».« La question est comment appliquer la “feuille de route” si ce genre de tests (raids israéliens et attaque-suicide) se poursuit, et cela même si les États-Unis utilisent tout leur pouvoir de persuasion », explique Judith Kipper, une spécialiste du Proche-Orient au Council on Foreign Relations.Les observateurs de la région savent cependant que des progrès dans le processus de paix ne peuvent être enregistrés sans la détermination de la Maison-Blanche. « Pour l’instant, la détermination existe. Mais j’ignore si cela sera toujours le cas dans six...