Cette étude a été effectuée par le Centre pour les priorités politiques et budgétaires (CBPP), qui avait déjà découvert la semaine dernière que les familles ayant des revenus inférieurs annuels à 26 625 dollars ne pourraient pas bénéficier d’une réduction d’impôts de 400 dollars par enfant, l’une des mesures prévues par ce nouveau plan, dont le président George W. Bush avait fait l’une de ses principales priorités cette année. Ces conclusions contredisent les affirmations de la Maison-Blanche, selon laquelle ces réductions d’impôts, qui s’étaleront sur dix ans, devraient profiter à tous les contribuables.
Elles devraient en revanche renforcer les arguments des adversaires de ce plan, qui soulignent que ce nouvel assouplissement fiscal bénéficiera surtout aux contribuables les plus riches.
Selon le CBPP, les laissés-pour-compte incluent les célibataires aux revenus annuels compris entre 9 300 et 13 800 dollars qui paient entre 250 et 750 dollars d’impôts, ainsi que les « chefs de famille » qui sont souvent des parents divorcés, aux revenus allant jusqu’à 54 200 dollars et ayant à charge des enfants de plus de 17 ans ou des personnes âgées. Toujours selon l’étude, 53 % des foyers ne devraient pas voir la couleur de cette baisse des impôts ou ne bénéficieront que d’« une portion très congrue, ne dépassant pas 100 dollars ». Par contre, les contribuables gagnant plus d’un million de dollars par an devraient bénéficier dès cette année, une réduction d’impôts atteignant en moyenne 93 500 dollars.
Toujours selon le CBPP, les lacunes découvertes dans la nouvelle législation fiscale devraient réduire encore son impact sur la relance de l’économie américaine.


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