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Vahid Halilhodzic, l’intransigeant, au chevet du PSG

Collectionneur de crises et de psychodrames à défaut de trophées, le Paris-SG s’en remet désormais au charismatique et ténébreux Vahid Halilhodzic dont la poigne, l’intransigeance et le perfectionnisme devront remettre le club parisien en ordre de marche la saison prochaine. Le Franco-Bosniaque, qui tente actuellement de sauver Rennes de la relégation, s’est fait en quelques années le chantre d’une exigence de perfection, d’une rigueur absolue. Ancienne star du championnat de France sous le maillot de Nantes, c’est avec Lille qu’il sort des ténèbres de la L2 pour la Ligue des champions, qu’Halilhodzic se révèle en tant qu’entraîneur. Arrivé en 1998, il décroche, avec cette équipe promue en L1, la 3e place du championnat en 2000-2001. En C1, le LOSC donne ensuite une leçon à Parme (2-0), rivalise avec Manchester United et, renversé en Coupe de l’UEFA, est éliminé en huitième de finale par Dortmund. Le tout en ne descendant jamais sous la 5e place en championnat... À l’époque c’est Francis Graille, qui l’a aujourd’hui appelé au PSG, qui est président du LOSC. Sa recette ? Une discipline de fer. À l’entraînement, les joueurs sont renvoyés s’ils arrivent en retard. Il va chercher les ballons en courant, interrompt sans cesse les exercices, prend un joueur à part pour retravailler avec lui ses dribbles. Les « Guignols de l’info » en tête, on le caricature en « entraîneur-tyran ». « Vous me diabolisez. Mais quelle image vous donnez de moi ? Un tyran, un militaire. Surtout que, militaire, je n’aime pas ça », s’insurge-t-il. « Ambitions » Sa quête de la perfection avait fait de lui l’un des tout premiers attaquants européens au début des années 80, notamment au FC Nantes, avec qui il fut sacré deux fois meilleur buteur de D1 (1983, 1985). En mai 1993, Beauvais, à la recherche d’un entraîneur, le sort de l’enfer alors qu’éclate la guerre de Bosnie. Lui, l’ancienne gloire, entraîneur du Velez Mostar (1990-92), musulman riche et célèbre, y laissera une bonne partie de ses biens. Déçu par le manque d’ambition du club picard, il part au bout d’un an. Au chômage, il fait des stages au sein des grands clubs européens avant d’atterrir en 1997 au Raja Casablanca, avec qui il remporte deux titres de champion du Maroc et une Coupe d’Afrique des clubs champions. Puis il rejoint sa famille, restée en France, pour arriver à Lille, où déjà, en homme d’un naturel impulsif et inquiet, il souligne qu’il ne restera qu’à condition « que le club suive ses ambitions ». C’est la raison pour laquelle, quatre ans plus tard, il se décide à partir. Sans club en début de saison, il est appelé à Rennes à la mi-octobre pour remplacer Philippe Bergeroo (ancien entraîneur du... PSG). Le club flirte avec la L2 et « coach Vahid » promet à ses joueurs de « souffrir » pour remonter au classement. Mais, à deux journées de la fin, le club n’est toujours pas sauvé (17e). Un dernier défi avant celui qui l’attend à Paris.
Collectionneur de crises et de psychodrames à défaut de trophées, le Paris-SG s’en remet désormais au charismatique et ténébreux Vahid Halilhodzic dont la poigne, l’intransigeance et le perfectionnisme devront remettre le club parisien en ordre de marche la saison prochaine. Le Franco-Bosniaque, qui tente actuellement de sauver Rennes de la relégation, s’est fait en quelques années le chantre d’une exigence de perfection, d’une rigueur absolue. Ancienne star du championnat de France sous le maillot de Nantes, c’est avec Lille qu’il sort des ténèbres de la L2 pour la Ligue des champions, qu’Halilhodzic se révèle en tant qu’entraîneur. Arrivé en 1998, il décroche, avec cette équipe promue en L1, la 3e place du championnat en 2000-2001. En C1, le LOSC donne ensuite une leçon à Parme (2-0), rivalise avec...