Vivre dans une brume perpétuelle, dépendant en esclave d’une paire de lunettes pour reconnaître autant les gens proches que les écueils sur sa route n’est certainement pas un sort de privilégié... Or, c’est bien là la condition de ceux qui souffrent de myopie... On devine donc le soulagement des innombrables victimes de ce mal à l’annonce du traitement chirurgical permettant de rectifier ce défaut visuel. Même si, comme tout acte chirurgical, l’opération de la myopie n’est pas totalement libre d’aléas, elle reste une des victoires incontestées de l’ophtalmologie contemporaine. Toutefois, une certaine prudence s’impose. Si les techniques sont améliorées en permanence et le matériel de plus en plus performant, les échecs existent. Comme pour tout acte chirurgical, tout risque ne peut être absolument exclu. Les interventions aujourd’hui donnent d’excellents résultats en général. Mais elles ne doivent pas être entreprises «à la légère»... Les spécialistes sont unanimes pour reconnaître l’importance de la sélection des candidats à la chirurgie de la myopie. Comme ils l’avouent eux-mêmes, quoique très rares, les aléas restent possibles. Mais le matériel est de plus en plus perfectionné, de plus en plus sophistiqué. Les oculistes connaissent de mieux en mieux les réactions de la cornée, guidant les fabricants, participant ainsi directement à l’amélioration des techniques et des résultats. Mais la sélection des candidats reste d’une importance primordiale. Le but et les risques L’objectif principal de l’intervention consiste à procurer le maximum d’acuité visuelle sans l’aide de lunettes. Mais même si la chirurgie de la myopie s’est beaucoup développée et a progressé ces dernières années, le résultat parfait ne peut pas être garanti d’avance. Il s’agit d’un geste chirurgical qui exige, de la part du médecin, une très grande rigueur et une connaissance poussée de l’appareillage utilisé. On aurait donc tort de s’imaginer qu’il s’agit d’une opération miraculeuse dont le résultat est garanti d’avance. Sans compter le fait que les problèmes rencontrés augmentent parallèlement au nombre des opérés. Même si les risques sont minimisés, il s’agit d’une opération très délicate, dont les risques sont moindres si les opérés sont bien sélectionnés. Les complications, heureusement, sont très rares. En règle générale, une légère gêne, un éblouissement ou une légère déformation des images survenant parfois disparaissent en quelques mois. Autrement, ils peuvent être traités de manière appropriée. De toute manière, un temps d’adaptation est nécessaire. Ce que les chirurgiens ne manquent pas, en principe, d’expliquer aux personnes intéressées par ce traitement de la myopie. L’évolution à long terme paraît bonne, mais on manque encore de recul. Parfois une reprise peut être nécessaire. Pas tous les myopes Tous les myopes ne peuvent malheureusement pas profiter de cette intervention, qui ne peut être réalisée que sur des yeux exempts de toute pathologie. Glaucome ou cataracte excluent sa réalisation. Il faut par ailleurs que l’épaisseur de la cornée soit suffisante afin d’éviter tout risque de tension, dangereuse pour les tissus. Il en est de même pour les femmes enceintes et les grands myopes. DHEA contre le poids des ans? Mythifiée, condamnée, adulée ou crainte, cette nouvelle mandragore des temps actuels, la DHEA ou «pilule de jouvence», concrétise les plus vieux et les plus fous espoirs du genre humain: l’abolition du vieillissement. Utopie, rêve ancestral ou réalisation spectaculaire des temps actuels? Un peu de tout, croit-on. Entre-temps, il y a certains points dont est sûr: – La DHEA (déhydroépiandrostérone) est une hormone produite par les glandes surrénales et qui existe aussi dans l’organisme sous forme de sulfate. Avec l’âge, son taux a tendance à baisser mais on ne connaît pas encore son rôle et ses liens précis ou possibles avec le vieillissement. – Plusieurs études ont été menées pour explorer les liens possibles entre la DHEA et le vieillissement. Chez les hommes, jusqu’à présent, aucun effet bénéfique n’a été constaté. Chez les femmes de plus de 70 ans, la DHEA limite la perte osseuse, favorise la libido et améliore la souplesse, l’hydratation et l’élimination des taches brunes de la sénescence. Compte-tenu du fait que la molécule se transforme en œstrogène et en testostérone dans le corps, on obtient des effets proches de ceux d’une hormonothérapie. Des expériences sont en cours à ce propos quoique, faute de financements, les études sur la DHEA et le vieillissement se sont fortement ralenties. Dans le domaine médical, des études aux États-Unis et dans des pays européens se poursuivent pour explorer l’efficacité de cette hormone dans le lupus érythémateux et, dans certains cas, l’insuffisance des glandes surrénales. – La DHEA agit surtout sur les personnes dont les taux de cette hormone sont les plus bas. Dans le cas contraire (taux très élevés), non seulement elle n’agit pas, mais elle pourrait augmenter les risques d’atteintes cardio-vasculaires, probablement par la baisse du «bon» cholestérol due à l’action androgène du produit. Des soupçons également existent quant à sa contribution favorable dans le développement des cancers de la prostate, de l’utérus et du sein, tous les trois étant des cancers «hormonodépendants». Sans qu’on puisse confirmer ou démentir ce fait au stade actuel des connaissances, les médecins restent vigilants quant à la surveillance très régulière des sujets soumis à la prise de DHEA. Nutrition Qu’est-ce qu’un OGM? Organisme génétiquement modifié (OGM) désigne un organisme vivant dont le patrimoine génétique (ADN) a été modifié par l’introduction d’un ou de plusieurs gènes. Cet organisme vivant peut être un végétal, un animal ou un micro-organisme. Les OGM sont en mesure de se transférer ou de se répliquer dans l’environnement. Dans le cas d’un organisme végétal, pollen, graines et fruits sont concernés. En revanche, les dérivés de cet organisme végétal (huile, fibres, suc) ne sont pas considérés comme des organismes génétiquement modifiés, puisqu’ils ne sont pas en mesure de transférer ou de reproduire le matériel génétique. Pour l’instant, les OGM autorisés en l’état sont le maïs, le soja et le colza. Ce sont uniquement les dérivés de ces plantes que l’on retrouve dans les aliments. Pour l’instant donc, il n’y a rien à craindre. Le premier bénéfice pour le consommateur, c’est d’accroître la vigilance et le niveau de sécurité alimentaire. En obligeant les chercheurs à trouver des solutions satisfaisantes pour parer à tous les risques, fondés ou pas. Créés au départ pour améliorer la résistance de certaines plantes aux parasites, les OGM disponibles aujourd’hui ne sont ni pires ni meilleurs que les aliments classiques. Si on a intérêt à les adopter malgré le fait que les risques environnementaux sont encore mal connus, c’est qu’ils permettent des améliorations importantes en terme de goût et de valeur nutritionnelle, expliquent les chercheurs. Enrichis en vitamines et minéraux, les aliments remplaceraient avantageusement les compléments alimentaires médicaux. À condition de pouvoir choisir en toute liberté, rétorquent les consommateurs, entre aliments conventionnels et aliments issus d’OGM. Ce qui implique le maintien de deux filières: l’une avec OGM et l’autre sans. D’où la grande complexité de ce problème qui, malgré les apparences, est beaucoup plus économique que sanitaire... RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Vivre dans une brume perpétuelle, dépendant en esclave d’une paire de lunettes pour reconnaître autant les gens proches que les écueils sur sa route n’est certainement pas un sort de privilégié... Or, c’est bien là la condition de ceux qui souffrent de myopie... On devine donc le soulagement des innombrables victimes de ce mal à l’annonce du traitement chirurgical permettant de rectifier ce défaut visuel. Même si, comme tout acte chirurgical, l’opération de la myopie n’est pas totalement libre d’aléas, elle reste une des victoires incontestées de l’ophtalmologie contemporaine. Toutefois, une certaine prudence s’impose. Si les techniques sont améliorées en permanence et le matériel de plus en plus performant, les échecs existent. Comme pour tout acte chirurgical, tout risque ne peut être absolument...