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L’Université de Babylone rouvre ses portes(photo)

L’Université de Babylone, au sud de Bagdad, l’une des plus grandes d’Irak, a rouvert ses portes à quelque 3 000 étudiants, prête à s’adapter à l’Irak de l’après-Saddam Hussein. « Depuis hier, les cours reprennent progressivement et nous espérons que l’université sera complètement opérationnelle d’ici à samedi prochain », le 3 mai, a déclaré le vice-président de l’université, Jaafar al-Yassine. L’université, où sont inscrits 8 000 étudiants, a été abondamment pillée, a-t-il indiqué, mais elle n’a pas brûlé, contrairement à beaucoup d’autres bâtiments officiels incendiés par des foules en colère après la chute du régime de Saddam Hussein le 9 avril. Selon M. Yassine, la plupart des 1 000 employés administratifs et des 400 professeurs de l’université ont déjà repris le travail. Leurs salaires sont en cours de paiement par le gouverneur de la région, Iskander Woutout, alors que la plupart des fonctionnaires irakiens n’ont pas été payés depuis le début de la guerre, le 20 mars. Le programme d’éducation civique et une partie du programme d’histoire vont être modifiés pour tenir compte de la fin du régime de Saddam Hussein, a-t-il indiqué. « C’est tout à fait logique et sage de faire des changements », a-t-il estimé, ajoutant que « les membres du parti Baas qui enseignaient l’éducation civique ne reviendront pas ». M. Yassine a par ailleurs estimé que la politique « n’avait pas sa place à l’université », alors même qu’à l’entrée du campus, des étudiants occupés à enlever un grand portrait en métal du raïs déchu discutent politique avec verve. « C’est difficile de croire qu’on s’est débarrassé de Saddam, quel soulagement ! » dit Wassan Ibrahim, 23 ans. « Je suis sûre que les partis politiques et les syndicats étudiants vont fleurir maintenant sur le campus », ajoute-t-elle, soulignant néanmoins que, pour elle, l’essentiel est de « finir l’année scolaire » et de retrouver une vie normale. D’autres étudiants critiquent la présence des forces américaines dans leur pays. « Si les Américains restent pour occuper notre pays, nous nous battrons », indique Ghazi Ahmed, 24 ans. « Nous remercions Bush d’avoir renversé Saddam, mais maintenant ses troupes doivent partir », renchérit Ali, un étudiant de 22 ans.
L’Université de Babylone, au sud de Bagdad, l’une des plus grandes d’Irak, a rouvert ses portes à quelque 3 000 étudiants, prête à s’adapter à l’Irak de l’après-Saddam Hussein. « Depuis hier, les cours reprennent progressivement et nous espérons que l’université sera complètement opérationnelle d’ici à samedi prochain », le 3 mai, a déclaré le vice-président de l’université, Jaafar al-Yassine. L’université, où sont inscrits 8 000 étudiants, a été abondamment pillée, a-t-il indiqué, mais elle n’a pas brûlé, contrairement à beaucoup d’autres bâtiments officiels incendiés par des foules en colère après la chute du régime de Saddam Hussein le 9 avril. Selon M. Yassine, la plupart des 1 000 employés administratifs et des 400 professeurs de l’université ont déjà repris le travail....