Rechercher
Rechercher

Actualités

Interpol se mobilise pour retrouver les antiquités volées (photo)

Interpol a annoncé hier le départ d’une équipe d’enquêteurs dans les pays voisins de l’Irak, dont le Koweït, après le pillage la semaine dernière du musée archéologique de Bagdad. « Leur mission est de rassembler des informations sur ce qui a été précisément volé et mettre en place une procédure de surveillance et de recherche avec les gouvernements des pays voisins de l’Irak », a déclaré un responsable de l’organisation. Interpol, dont le siège est à Lyon (Centre-Est), a été sollicitée par les autorités américaines, a-t-il précisé. « Interpol appelle les organisations et les institutions spécialisées dans la protection et la vente d’antiquités à décliner catégoriquement toute offre d’objet d’art provenant d’Irak », a indiqué dans un communiqué Karl-Heinz Kind, spécialiste à Interpol du vol d’art et d’antiquités. L’organisation a en outre alerté la police de ses 181 pays membres pour qu’elle informe les douanes, les marchands d’art et les salles de ventes. La quasi-totalité des quelque 200 000 objets d’art du musée de Bagdad, provenant pour la plupart de l’ancienne Mésopotamie, ont été volés lors de pillages la semaine dernière, au moment de la chute du régime de Saddam Hussein. Les archives nationales irakiennes ont été pour une grande part incendiées, tandis que le musée de Mossoul (Nord) a été également pillé. Crime du siècle Par ailleurs, des responsables des antiquités irakiennes ont accusé hier les troupes américaines d’avoir commis le « crime du siècle » en ne protégeant pas les œuvres des musées irakiens des pillages et les sites archéologiques des destructions. « Ce qui est arrivé aux sites (archéologiques) et ce qui s’est passé au musée de l’Irak constituent le crime du siècle parce que cela affecte l’héritage de l’humanité », a déclaré le chef du Musée archéologique national de Bagdad, Donny George. Les troupes américaines qui ont pris le contrôle de la capitale le 9 avril ont observé les pillards emporter les œuvres issues des civilisations les plus anciennes au monde sans intervenir. Lors d’une réunion jeudi à Paris organisée sous l’égide de l’Unesco, la trentaine de spécialistes réunis ont estimé que le pillage du musée de Bagdad avait été une opération « planifiée », réalisée par des bandes organisées qui ont bénéficié de facilités.
Interpol a annoncé hier le départ d’une équipe d’enquêteurs dans les pays voisins de l’Irak, dont le Koweït, après le pillage la semaine dernière du musée archéologique de Bagdad. « Leur mission est de rassembler des informations sur ce qui a été précisément volé et mettre en place une procédure de surveillance et de recherche avec les gouvernements des pays voisins de l’Irak », a déclaré un responsable de l’organisation. Interpol, dont le siège est à Lyon (Centre-Est), a été sollicitée par les autorités américaines, a-t-il précisé. « Interpol appelle les organisations et les institutions spécialisées dans la protection et la vente d’antiquités à décliner catégoriquement toute offre d’objet d’art provenant d’Irak », a indiqué dans un communiqué Karl-Heinz Kind, spécialiste à...