Dans les grandes maisons de couture, à côté des créateurs couturiers travaillent des artisans doués, souvent de véritables artistes inspirés peu connus du grand public non habitué aux mœurs et coutumes de la haute couture. Une exposition, organisée au Japon il y a quelque temps, a choisi de mettre en scène et en évidence ces merveilleux «associés de l’ombre», rendant ainsi hommage «aux mains et aux cerveaux» inspirés des coulisses, trésors vivants faisant de la mode le laboratoire actif de l’élégance... Chaque saison, la vision des créateurs se réalise et prend forme grâce aux mains précieuses de ce bataillon d’anonymes. Ce sont elles qui donnent vie, façonnent et «mettent en matière» l’abstraite composition qui fera d’un ensemble cette œuvre d’art unique justifiant souvent son prix d’or... Tous les créateurs, de Lacroix à Galliano, comptent beaucoup sur ces abeilles et leur passion pour la perfection. Car d’un détail travaillé avec art et savoir-faire naît «la» création, l’innovation ou la surprise qui d’un vêtement va faire une œuvre d’art. Mylène Salvador est une de ces merveilleuses araignées du beau. Dentellière, bardée de diplômes de sciences po et de sciences économiques, elle découvre dans un musée la puissance et le génie de la main. Elle apprend seule les codes des fils et des points, en décodant des anciens motifs des provinces françaises. Elle fait revivre les techniques ancestrales de Bayeux et de Caen, gagne à sa passion les autorités locales et installe le Conservatoire de la dentelle, à Bayeux, devenant vite le centre de formation, de mémoire et du savoir-faire dans le domaine. Aujourd’hui, le conservatoire constitue un lieu de recherche et de création, cheville ouvrière de la réactivation d’une valeur oubliée, devenue source de revenus et de rayonnement culturel. Mylène Salvador est aujourd’hui une merveilleuse créatrice inspirée et règne sur la haute couture parisienne. Galliano, Oscar de la Renta, Olivier Lapidus lui doivent d’inoubliables créations. L’exemple de Mylène Salvador est loin d’être unique. Anne Corbière est créatrice textile; Ulrika Litjedahl, designer maille; Luc Druez, dessinateur textile et chercheur au CNRS. Grâce à ces merveilleux sorciers, les nouvelles techniques se mettent au service de la mode. Travailleurs de l’ombre, ils raniment, vivifient et font pénétrer science et technologie dans l’industrie vestimentaire. Des métiers de la haute couture, comme ceux que nous venons de mentionner, étaient considérés comme fragiles et rares. Aujourd’hui, de nouvelles voies s’ouvrent devant eux. Régénérés, dynamisés, ils permettent de sauver la mémoire et faire de la science une alliée de la mode. Olivier Lapidus est un pilier «actif» de cette tendance. «Nous entrons dans une ère de grands décloisonnements, dit-il, la science et la mode vont s’associer dans bon nombre de métiers. Artisans et chercheurs sont appelés à participer à l’évolution technologique et à la sophistication scientifique de demain. Autant s’y mettre dès aujourd’hui...» DIOR APRÈS DIOR Une affaire toujours en or La griffe Christian Dior Couture est toujours une affaire d’or. Une gestion draconienne et un Galliano en verve permettent à la griffe des chiffres d’affaires mirobolants. En 2002, 492 millions d’euros sont venus s’ajouter sur le résultat financier de l’année précédente (+41%) tandis que le résultat opérationnel atteignait 33 millions d’euros. Les prévisions prévoient le double de ce chiffre d’ici à 2007, avec une marge opérationnelle supérieure à 20%... Une gestion vigilante et une stratégie judicieuse (arrêt des licences à l’exception des lunettes et plein contrôle de la distribution) ont permis à la griffe de retrouver son âge d’or au propre comme au figuré... Le succès toutefois n’a pas été gratuit. Il a impliqué de lourds investissements (plus de 50 millions d’euros l’année dernière et autant sont prévus pour l’année présente). Des neuf boutiques Dior en 1993, la griffe en était à 144 fin 2002. Une quinzaine sont prévues avant cinq ans. La moitié du chiffre d’affaires est représentée par la maroquinerie, dont les ventes viennent en tête, suivie par la joaillerie et le prêt-à-porter masculin... Avoir beau et bon dos Soutien essentiel du corps, la colonne vertébrale sous-tend le dos depuis les vertèbres cervicales jusqu’au coccyx. Partie essentielle du corps, le dos doit être entretenu pour ne pas devenir le siège de problèmes médicaux et esthétiques. Les soins à ne pas négliger Il n’est pas toujours simple, en matière de soins, de s’occuper de son dos, zone pas vraiment très accessible. Or sa peau exige les mêmes soins que le reste du corps. Ainsi, une exfoliation au naturel à l’aide d’un loofa est un excellent exercice. Les fibres de la plante dont il provient exfolient et stimulent peau et circulation. Pour un meilleur résultat, on peut ajouter un produit de gommage. L’hydratation est une autre nécessité également importante. Comme il n’existe pas de produit spécifique pour le dos, il suffit de choisir une crème pour le corps et de l’appliquer généreusement pour hydrater cette zone peu accessible. Une bonne crème régénère les cellules cutanées, raffermit la peau et, évidemment, l’hydrate aussi. Un soin antipeau sèche enrichi de calcium est à conseiller si la peau est déshydratée afin que l’acide hyaluronique soit fixé dans l’épiderme. Au soin hydratant et au massage du dos, on peut ajouter un produit relaxant et déstressant. On en trouve des produits spécifiques, composés de vingt-cinq huiles naturelles et d’essences qui éliminent la tension. En institut, il existe peu de soins spécifiques pour le dos. On doit en principe choisir les trois essentiels: gommage, hydratation et relaxation. Faciles à réaliser, on peut aussi les pratiquer chez soi, en se procurant les produits indiqués. Mort aux rides Mot d’ordre de l’esthétique et de la cosmétologie actuelles, il résume parfaitement la tendance qui règne partout dans le monde. Le culte de la jeunesse et de la forme compte des fervents adorateurs et des fanatiques partisans. Le plus étonnant toutefois, c’est qu’effectivement la lutte contre les ans et leur sinistre cortège n’est pas sans victoire(s). Teint frais et peau lisse la cinquantaine passée et cela pour les deux sexes? Parfaitement, grâce à une stimulation cutanée savamment étudiée et judicieusement réussie et à une panoplie de produits mis au point par une célèbre griffe de la haute couture. Un complexe exclusif, à base d’extraits de champignons et d’algues brunes, réussit à réoxygéner les cellules tout en les débarrassant des toxines qui les minent. Le résultat frise le miracle: la carnation s’illumine et le teint reflète la lumière, grâce aux pigments réflecteurs contenus dans le miraculeux produit... Une plante qui pousse dans les rivières de Guyane, réputée pour sa résistance aux sauvages agressions de la nature, prête son secours à la peau pour qu’elle puisse faire face au stress et à la pollution. Résultat, la gelée crème qui concrétise le miracle convient à toutes les peaux tout en convenant à tous les types cutanés. Lisser et réparer Le rêve de toute femme depuis l’aube de l’humanité va-t-il se réaliser au XXIe siècle? Le «perfecteur» de teints d’une grande marque parisienne renferme un restructurant qui, tout en hydratant et restructurant la peau, affine son grain et réduit sensiblement les rides. Simultanément, les diffuseurs optiques contenus dans le produit camouflent en estompant les petits défauts, assurant une luminosité immédiate au visage... Chasse et traque aux plis Pour lisser le sillon cutané de l’intérieur et la ride à la surface, une célèbre marque française de cosmétiques a mis au point deux produits complémentaires l’un de l’autre, avec haute précision. L’«injectine» contenue dans l’un, un antiride de pointe, retisse les tissus sous-jacents retendant ainsi les sillons... Le second produit joue le rôle d’un pansement, extrêmement nourrissant, à l’acide hyaluronique et aux céramides. La cure est de trois semaines et elle permet à la peau de récupérer. Vivement conseillée après une intervention esthétique, elle permet une restauration quasi éblouissante. Le laser antiâge Il s’appelle Aramis, comme le mousquetaire d’Alexandre Dumas, mais lui agit en douceur, sans cape et sans épée. Sa longueur d’onde provoque une hausse de la température de la peau qui active la production d’élastine et de collagène. Petit à petit, la texture de la peau s’améliore, les rides s’atténuent, sans nulle douleur et absolument sans traces ou rougeur. Mais le traitement exige de la patience, l’amélioration visible ne paraissant qu’après six mois! Le résultat optimale est obtenu sur les contours des yeux et de la bouche, mais sur le visage aussi, à condition que la peau ne soit pas trop marquée. Pour profiter de ces miracles au Liban, il faudra peut-être attendre que de bonnes et hardies âmes aient les moyens de les y implanter. Mais le proverbe n’avertit-il pas que ce que femmes (et hommes dans ce cas) veulent se réalise forcément? RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
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