Les sept prisonniers de guerre américains libérés dimanche ont connu des conditions de détention difficiles, craignant à plusieurs reprises pour leur vie, mais n’ont pas, sauf lors de leur capture, été maltraités par les Irakiens, selon leurs premiers témoignages cités hier dans la presse américaine. « J’ai cru qu’ils allaient me tuer », a raconté au Washington Post le soldat Patrick Miller, fait prisonnier le 23 mars près de Nassiriyah après être tombé dans une embuscade avec un convoi de la 507e compagnie de maintenance. « C’est la première chose que j’ai demandée après ma capture : “Vous allez me tuer ?” Ils m’ont répondu non. J’ai toujours du mal à y croire », a-t-il ajouté. Comme deux pilotes d’un hélicoptère Apache abattu qui les ont rejoints un jour plus tard, les cinq membres de la 507e compagnie ont été malmenés après l’embuscade, qui a fait 9 morts dans les rangs américains. Certains ont été jetés à terre, d’autres frappés dans le dos avec des bâtons. « Ils nous ont un peu tapés », a indiqué l’adjudant-chef David Williams, capturé après la chute de son hélicoptère le 24 mars. « L’un d’entre eux avait un bâton. Ron (son coéquipier), ils lui ont donné des coups de pied et des coups de poing. Moi, ils ont pris un couteau et me l’ont mis sous la gorge. » Les sept prisonniers de guerre ont alors été conduits dans une prison de Bagdad, où ils ont été placés dans des cellules individuelles et interrogés. Ils ont affirmé avoir ensuite été bien traités. Pendant près de deux semaines, ils ont entendu depuis leur prison les bombardements, parfois très proches, qui frappaient Bagdad. « À certains moments, nous pouvions entendre les douilles des obus tirés par les (avions) A-10 tomber sur les bâtiments où nous étions détenus », s’est souvenu le sergent James Riley. Après un bombardement particulièrement violent, ils ont quitté leur prison de la capitale irakienne et ont été déplacés à plusieurs reprises, au fur et à mesure de l’avance des troupes de la coalition, hébergés dans des bâtiments publics ou des résidences privées. À cause de ces déplacements à répétition, certains des prisonniers américains ont cru qu’ils ne seraient jamais retrouvés. « J’en étais arrivée au point de croire qu’ils allaient finir par nous tuer », a indiqué la seule femme du groupe, la soldate Shoshana Johnson. Ils ont finalement été retrouvés dimanche à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad par des Marines en route vers la ville de Tikrit, après trois semaines de détention. Les prisonniers de la 507e compagnie ont également donné des détails sur l’embuscade dont ils ont été les victimes. « Ce n’était pas une petite embuscade », a raconté le sergent Riley. « On se faisait tirer dessus de tous les côtés au fur et à mesure que nous avancions sur la route. Devant, derrière, à gauche, à droite. On ne pouvait plus aller nulle part. » La soldate Jessica Lynch, 19 ans, qui a été libérée lors d’une opération commando le 1er avril, a été faite prisonnière au cours de la même embuscade, mais n’a jamais été détenue avec les autres soldats de son unité.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les sept prisonniers de guerre américains libérés dimanche ont connu des conditions de détention difficiles, craignant à plusieurs reprises pour leur vie, mais n’ont pas, sauf lors de leur capture, été maltraités par les Irakiens, selon leurs premiers témoignages cités hier dans la presse américaine. « J’ai cru qu’ils allaient me tuer », a raconté au Washington Post le soldat Patrick Miller, fait prisonnier le 23 mars près de Nassiriyah après être tombé dans une embuscade avec un convoi de la 507e compagnie de maintenance. « C’est la première chose que j’ai demandée après ma capture : “Vous allez me tuer ?” Ils m’ont répondu non. J’ai toujours du mal à y croire », a-t-il ajouté. Comme deux pilotes d’un hélicoptère Apache abattu qui les ont rejoints un jour plus tard, les cinq membres de la...