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Point de vue Jeu de masques !

Saddam ne s’est pas offert un dernier baroud d’honneur. Il n’a pas lâché d’armes de destruction massive. Était-ce pour prouver, a contrario, l’absurdité des accusations de George Bush ? Hans Blix a d’ailleurs judicieusement relevé que les inspections, qui ont coûté 65 millions de dollars, n’ont pas prouvé l’existence de ces armes. Une guerre surbudgétisée à plus de 75 milliards permettra-t-elle de les trouver ? Constats de 21 jours de combats : – la coalition s’est infligé, en « tirs amis », presque autant de victimes que les soldats de Saddam lui ont coûté ; – la population irakienne a réservé un accueil mitigé aux GI’s censés les libérer ; – la presse internationale a payé un lourd tribut pour nourrir le voyeurisme des citoyens du monde, vautrés dans leurs fauteuils ; – as-Sahhaf a donné le ton grand-guignolesque qui a pimenté le show télévisé. Bref, et jusqu’à la chute de la statue du dictateur, point d’armes chimiques, biologiques ou bactériologiques. Les États-Unis devraient-ils, trente ans avant le rendez-vous supputé, tourner leurs boys et leurs canons vers la Chine et sa nouvelle arme de destruction massive ? Car, pendant que les limiers du Pentagone, de la CIA et autres décrypteurs tentent de certifier ou d’invalider les Saddam 1,2,3 et j’en passse, le vrai Saddam se serait fait raser la moustache et brider les yeux dans son bunker et aurait déjà entamé son périple de Sindbad souterrain. Des bunkers de Bagdad à ceux de Téhéran en évitant les nappes d’hydrocarbures, des labyrinthes de Téhéran à ceux d’Afghanistan en surfant entre les plaques tectoniques, des grottes d’Afghanistan à celles du Pakistan en dépassant les embouteillages de barbus le long des tunnels des républiques d’Asie centrale... Jusqu’aux fondations de la Grande Muraille de Chine où, un walkman sur les oreilles, Saddam profite des derniers kilomètres de sa « longue marche » pour parfaire ses notions de chinois, avant d’émerger à Canton, sa petite fiole de SRAS de destruction massive à la main. À l’heure où les coalisés rentrent dans Bagdad, laissant une population, privée de tout et de dignité, piller les miettes du régime qui l’a asservi et avili, Sad Damn Hu Sein lâche sa fiole qui inonde la planète d’une pneumonie ô combien atypique. Les masques ne sont pas là où on les attendait ! Carla YARED
Saddam ne s’est pas offert un dernier baroud d’honneur. Il n’a pas lâché d’armes de destruction massive. Était-ce pour prouver, a contrario, l’absurdité des accusations de George Bush ? Hans Blix a d’ailleurs judicieusement relevé que les inspections, qui ont coûté 65 millions de dollars, n’ont pas prouvé l’existence de ces armes. Une guerre surbudgétisée à plus de 75 milliards permettra-t-elle de les trouver ? Constats de 21 jours de combats : – la coalition s’est infligé, en « tirs amis », presque autant de victimes que les soldats de Saddam lui ont coûté ; – la population irakienne a réservé un accueil mitigé aux GI’s censés les libérer ; – la presse internationale a payé un lourd tribut pour nourrir le voyeurisme des citoyens du monde, vautrés dans leurs fauteuils ; – as-Sahhaf a...