La guerre paralyse l’activité des hôpitaux (photo)
le 15 avril 2003 à 00h00
L’activité des hôpitaux irakiens est quasiment paralysée depuis l’invasion américano-britannique, en raison de l’absence d’électricité, d’une pénurie d’eau et de l’insécurité qui ont fait fuir le personnel, ont indiqué des organisations humanitaires. Seuls les établissements hospitaliers les plus importants de Bagdad, qui en compte 33, continuent ainsi à pouvoir assurer des services, ont ajouté ces associations. L’un est contrôlé par des militaires américains et un autre par des unités civiles de défense. « Le système médical à Bagdad s’est virtuellement effondré », a souligné le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « Les morts sont abandonnés, le début de la chaleur d’été et la détérioration des systèmes d’approvisionnement en eau et en électricité accentuent le risque d’épidémies », a ajouté le CICR dans un communiqué. Des hôpitaux sont fermés en raison des combats ou du manque d’eau et d’électricité. Certains ont été partiellement ou totalement mis à sac dans la foulée de la vague de pillages qui a accompagné l’entrée des forces américaines mercredi dans la capitale irakienne. Frédéric Bonamy, chef du groupe français Première Urgence, a déclaré que le principal problème était l’absence du personnel médical qui s’est enfui sous la menace des pillards. Selon M. Bonamy, la situation des hôpitaux n’est pas encore catastrophique mais « on n’est pas loin du désastre ». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) soulignait de son côté que les services de santé de la ville de Kirkouk ont été « gravement endommagés et perturbés par les pillages » et par les coupures d’eau et d’électricité, à tel point que deux des hôpitaux « ne fonctionnent qu’à 25 % de leur capacité normale ». Une équipe de l’OMS, composée de deux médecins, deux pharmaciens et un ingénieur, vient de procéder au premier état détaillé des lieux dans les hôpitaux de Kirkouk. Elle a constaté que les principaux dépôts de médicaments et de matériel médical de la ville avaient été « totalement vidés par les pillards » et qu’entre 50 et 75 % du personnel de l’hôpital Azadi (ancien hôpital général Saddam), principal établissement de la région, ne se rendaient pas à leur travail pour des raisons de sécurité, indique l’OMS dans un communiqué.
L’activité des hôpitaux irakiens est quasiment paralysée depuis l’invasion américano-britannique, en raison de l’absence d’électricité, d’une pénurie d’eau et de l’insécurité qui ont fait fuir le personnel, ont indiqué des organisations humanitaires. Seuls les établissements hospitaliers les plus importants de Bagdad, qui en compte 33, continuent ainsi à pouvoir assurer des services, ont ajouté ces associations. L’un est contrôlé par des militaires américains et un autre par des unités civiles de défense. « Le système médical à Bagdad s’est virtuellement effondré », a souligné le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « Les morts sont abandonnés, le début de la chaleur d’été et la détérioration des systèmes d’approvisionnement en eau et en électricité accentuent le risque...
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