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À Bagdad, les Américains tentent d’organiser les bonnes volontés irakiennes(photo)

Confrontés à un fort ressentiment face au manque de sécurité et de services publics à Bagdad, les militaires américains tentaient hier de mobiliser les bonnes volontés pour remettre en route la capitale irakienne. Ils ont commencé à recenser les Irakiens désireux de participer à cet effort, notamment dans les deux secteurs prioritaires de la police et de l’électricité. La ville a été survolée brièvement dans la matinée par des hélicoptères de combat américains, mais aucun incident n’a été signalé, alors que les unités de Marines consolidaient leur présence sur des points de contrôle clefs. La capitale irakienne et ses plus de cinq millions d’habitants sont privés de courant depuis le 4 avril et la police a disparu des rues dès l’entrée des premières troupes américaines dans le secteur occidental de la ville, le 7 avril. Hier, les magasins étaient encore fermés, mais pour la première journée depuis le début de la guerre le 20 mars, la circulation a repris un rythme presque normal dans certains quartiers de la ville. Le commandement américain a installé un centre opérationnel dans les locaux de l’hôtel Palestine où des Irakiens ont commencé à venir par centaines inscrire leurs noms sur des listes de volontaires. Des Marines armés gardent l’entrée de la grande salle de réunions au rez-de-chaussée de l’hôtel où se poursuivaient ces opérations d’enregistrement. Un énorme embouteillage s’est formé dans le secteur de l’hôtel, autour de la place Ferdaous, ceux qui veulent se remettre au travail venant en voiture chercher des instructions auprès du commandement américain. « Nous voulons que les employés se remettent au travail », a expliqué le sergent Claudia Lamantia, qui participe à cet effort de réorganisation, « et pas seulement les responsables des services ». « Il y a des craintes que les choses n’aillent pas assez rapidement, mais nous procédons étape par étape », a-t-elle expliqué. Outre l’électricité, la majorité des habitations de Bagdad sont également privées d’eau et de téléphone et les transports en commun ne fonctionnent pas. Mais la plus grande crainte des habitants provient de l’insécurité grandissante, illustrée par la véritable mise à sac de toute une partie de la ville ces derniers jours par des groupes de vandales venus de l’immense banlieue chiite, Saddam City. Les hôpitaux qui ont été pillés sont également hors d’usage et des volontaires ramassaient hier dans les rues de Bagdad des cadavres de personnes prises ces derniers jours dans des combats entre soldats américains et combattants irakiens. Les cadavres ont été laissés dans des voitures atteintes par des tirs au milieu de la chaussée ou sont allongés sur des trottoirs là où les victimes ont été touchées par les balles. Un de ces groupes de volontaires, équipés de masques chirurgicaux, de gants de caoutchouc et de tabliers, a ainsi ramassé 18 cadavres dans la matinée de dimanche, selon l’un des volontaires. Les dépouilles sont posées sur des civières, recouvertes d’un drap blanc et d’un drapeau irakien puis transportées dans des hôpitaux pour identification et sont ensuite enterrées par d’autres volontaires.Confrontés à un fort ressentiment face au manque de sécurité et de services publics à Bagdad, les militaires américains tentaient hier de mobiliser les bonnes volontés pour remettre en route la capitale irakienne. Ils ont commencé à recenser les Irakiens désireux de participer à cet effort, notamment dans les deux secteurs prioritaires de la police et de l’électricité. La ville a été survolée brièvement dans la matinée par des hélicoptères de combat américains, mais aucun incident n’a été signalé, alors que les unités de Marines consolidaient leur présence sur des points de contrôle clefs. La capitale irakienne et ses plus de cinq millions d’habitants sont privés de courant depuis le 4 avril et la police a disparu des rues dès l’entrée des premières troupes américaines dans le secteur occidental de la ville, le 7 avril. Hier, les magasins étaient encore fermés, mais pour la première journée depuis le début de la guerre le 20 mars, la circulation a repris un rythme presque normal dans certains quartiers de la ville. Le commandement américain a installé un centre opérationnel dans les locaux de l’hôtel Palestine où des Irakiens ont commencé à venir par centaines inscrire leurs noms sur des listes de volontaires. Des Marines armés gardent l’entrée de la grande salle de réunions au rez-de-chaussée de l’hôtel où se poursuivaient ces opérations d’enregistrement. Un énorme embouteillage s’est formé dans le secteur de l’hôtel, autour de la place Ferdaous, ceux qui veulent se remettre au travail venant en voiture chercher des instructions auprès du commandement américain. « Nous voulons que les employés se remettent au travail », a expliqué le sergent Claudia Lamantia, qui participe à cet effort de réorganisation, « et pas seulement les responsables des services ». « Il y a des craintes que les choses n’aillent pas assez rapidement, mais nous procédons étape par étape », a-t-elle expliqué. Outre l’électricité, la majorité des habitations de Bagdad sont également privées d’eau et de téléphone et les transports en commun ne fonctionnent pas. Mais la plus grande crainte des habitants provient de l’insécurité grandissante, illustrée par la véritable mise à sac de toute une partie de la ville ces derniers jours par des groupes de vandales venus de l’immense banlieue chiite, Saddam City. Les hôpitaux qui ont été pillés sont également hors d’usage et des volontaires ramassaient hier dans les rues de Bagdad des cadavres de personnes prises ces derniers jours dans des combats entre soldats américains et combattants irakiens. Les cadavres ont été laissés dans des voitures atteintes par des tirs au milieu de la chaussée ou sont allongés sur des trottoirs là où les victimes ont été touchées par les balles. Un de ces groupes de volontaires, équipés de masques chirurgicaux, de gants de caoutchouc et de tabliers, a ainsi ramassé 18 cadavres dans la matinée de dimanche, selon l’un des volontaires. Les dépouilles sont posées sur des civières, recouvertes d’un drap blanc et d’un drapeau irakien puis transportées dans des hôpitaux pour identification et sont ensuite enterrées par d’autres volontaires.
Confrontés à un fort ressentiment face au manque de sécurité et de services publics à Bagdad, les militaires américains tentaient hier de mobiliser les bonnes volontés pour remettre en route la capitale irakienne. Ils ont commencé à recenser les Irakiens désireux de participer à cet effort, notamment dans les deux secteurs prioritaires de la police et de l’électricité. La ville a été survolée brièvement dans la matinée par des hélicoptères de combat américains, mais aucun incident n’a été signalé, alors que les unités de Marines consolidaient leur présence sur des points de contrôle clefs. La capitale irakienne et ses plus de cinq millions d’habitants sont privés de courant depuis le 4 avril et la police a disparu des rues dès l’entrée des premières troupes américaines dans le secteur occidental de...