Pétrole Pas de reprise des exportations de brut irakien avant juin
le 14 avril 2003 à 00h00
Il y a peu de chances que l’Irak reprenne ses exportations de brut avant juin 2003, même si l’industrie pétrolière du pays est sortie indemne de la guerre, indique le Middle East Economic Survey (MEES) dans son édition datée d’aujourd’hui. « Les perspectives sont minimes pour une reprise des exportations pétrolières irakiennes avant juin, des questions administratives et juridiques, qui se posent à Bagdad et aux Nations unies à New York, devant au préalable être réglées », ajoute le bulletin spécialisé, édité à Nicosie. Notant que les installations pétrolières dans le sud et le nord de l’Irak « ont échappé » aux risques liés à la guerre, le MEES estime que « la première priorité est de mettre en place à Bagdad une administration pour le secteur pétrolier ». « En attendant, il n’y aura pas de cadre logistique ou légal pour que les compagnies chargent du brut irakien », ajoute la revue. L’actuelle phase du programme pétrole contre nourriture expirant le 3 juin, « il y a peu de chances que les exportations pétrolières reprennent avant cette date », poursuit le MEES. De son côté, un expert américain a estimé hier que les puits de pétrole des importants gisements dans la région de Kirkouk pourraient commencer à fonctionner de nouveau d’ici à quelques semaines. « C’est une réelle possibilité que cela se produise dans seulement quelques semaines », a dit Tom Logsdon, du corps des techniciens de l’armée américaine chargé de repérer les puits irakiens. La reprise des exportations qui devrait partir, dans un premier temps, de la région de Kirkouk plutôt que du Sud, sera du ressort de l’autorité intérimaire à Bagdad. Dès que l’Irak se remettra à pomper du brut à sa pleine capacité, sa production devrait se situer autour de 2,6 millions de barils par jour (mbj), dont quelque 2,2 mbj destinés à l’exportation, selon la même source. L’Irak dispose de réserves pétrolières prouvées de 112 milliards de barils, les deuxièmes au monde après celles de l’Arabie saoudite.
Il y a peu de chances que l’Irak reprenne ses exportations de brut avant juin 2003, même si l’industrie pétrolière du pays est sortie indemne de la guerre, indique le Middle East Economic Survey (MEES) dans son édition datée d’aujourd’hui. « Les perspectives sont minimes pour une reprise des exportations pétrolières irakiennes avant juin, des questions administratives et juridiques, qui se posent à Bagdad et aux Nations unies à New York, devant au préalable être réglées », ajoute le bulletin spécialisé, édité à Nicosie. Notant que les installations pétrolières dans le sud et le nord de l’Irak « ont échappé » aux risques liés à la guerre, le MEES estime que « la première priorité est de mettre en place à Bagdad une administration pour le secteur pétrolier ». « En attendant, il n’y aura pas de...
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