Paris et Londres rapprochent leurs positions(photo)
le 10 avril 2003 à 00h00
La France et la Grande-Bretagne ont tenté hier à Paris de rapprocher leurs positions sur l’Irak en mettant l’accent sur une conclusion rapide de la guerre, l’aide humanitaire et la définition du rôle des Nations unies dans un Irak post-Saddam Hussein. Lors d’une conférence de presse commune avec son homologue britannique Jack Straw, le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin a souligné que « ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise » et que les deux pays « avaient marqué le souhait que la guerre puise s’achever le plus rapidement possible ». Il a évoqué un « rôle marquant des Nations unies » en Irak. « L’urgence pour le moment, c’est l’urgence humanitaire », a ajouté le ministre français. Jack Straw, qui a appelé à deux reprises M. de Villepin par son prénom, a abondé dans le sens de son homologue français en disant que la Grande-Bretagne aussi souhaitait « ardemment que le conflit se termine ». « Il semblerait qu’on aille vers la fin des hostilités », a-t-il ajouté. « Nous souhaitons la chute du régime de Saddam Hussein, le début du processus de réhabilitation, de redéveloppement et de reconstruction de l’Irak et l’encouragement à la mise en place d’un système de gouvernement démocratique et représentatif en Irak », a dit M. Straw. « Le gouvernement irakien, doit être régi par et pour le peuple irakien avec bien sûr le soutien de la coalition (américano-britannique) et avec le soutien des Nations unies et de la communauté internationale », a-t-il ajouté. Entretien Blair-Chirac « Nous avons un agenda extrêmement chargé, il y a une volonté partagée (franco-britannique) de l’aborder ensemble, et il y a la conviction que le rôle que nous pouvons jouer l’un et l’autre est décisif », a déclaré M. de Villepin. « Nous voulons maintenir et renforcer nos liens, la vie serait extrêmement ennuyeuse si des amis étaient toujours d’accord. Il n’y aurait jamais rien à discuter », a répondu en souriant Jack Straw. En soirée, le président français Jacques Chirac a souligné que l’aide humanitaire à la population irakienne devait être aujourd’hui « la priorité absolue », dans un entretien téléphonique avec le Premier ministre britannique Tony Blair, a annoncé l’Élysée.
La France et la Grande-Bretagne ont tenté hier à Paris de rapprocher leurs positions sur l’Irak en mettant l’accent sur une conclusion rapide de la guerre, l’aide humanitaire et la définition du rôle des Nations unies dans un Irak post-Saddam Hussein. Lors d’une conférence de presse commune avec son homologue britannique Jack Straw, le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin a souligné que « ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise » et que les deux pays « avaient marqué le souhait que la guerre puise s’achever le plus rapidement possible ». Il a évoqué un « rôle marquant des Nations unies » en Irak. « L’urgence pour le moment, c’est l’urgence humanitaire », a ajouté le ministre français. Jack Straw, qui a appelé à deux reprises M. de Villepin par son prénom,...
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