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L’opposition irakienne reste divisée, mais rejette « toute nouvelle dictature »(photo)

L’opposition irakienne est apparue toujours aussi divisée hier à Londres sur le futur rôle de l’Onu et de la coalition américano-britannique en Irak mais s’accordait sur un message fort : « Pas de nouvelle dictature », qu’elle soit américaine ou autre. « Il y aura une réunion à Nassiriyah (Sud de l’Irak) le 12 avril pour tous les partis de l’opposition et nous espérons que tous les groupes d’opposition seront représentés », a déclaré Ghassan Atiyyah, l’un des principaux organisateurs de la conférence de presse. Mais le nombre de participants et le nom des organisations représentées à cette réunion restaient indéterminés. Ahmed Chalabi, leader du Congrès national irakien (CNI), l’un des principaux groupes d’opposition soutenu par Washington, est déjà à Nassiriyah, a déclaré Faiçal Qaragoli, porte-parole du CNI. Il a d’autre part confirmé que « plusieurs centaines » de combattants ont été envoyés par le CNI pour se joindre à l’offensive américano-britannique dans le Sud de l’Irak. Tous ont tenu à mettre en garde les États-Unis contre toute velléité de rester en Irak. « Nous rejetons toute forme de dictature. L’Irak n’a eu besoin d’aucune forme d’expertise dans le passé et a été capable de diriger tous les pans de l’économie », a affirmé Salah Shaikhly, du Mouvement de l’entente nationale (MEN). « Nous n’accepterons aucune nouvelle dictature », a renchéri Latif Rachid, porte-parole de l’UPK, l’un des deux principaux partis d’opposition kurdes. Selon M. Rachid, la période transitoire doit être « la plus courte possible » et faire place à un « gouvernement irakien de transition civil ». Ce gouvernement doit avoir « la plus large assise possible », a-t-il affirmé. « Nous ne sommes pas une colonie », a également insisté al-Charif Ali ben al-Hussein, président du Mouvement pour la monarchie constitutionnelle (MNC), proche du CNI. Plus modéré, Riyad al-Yaouar, du CNI, a souligné que « techniquement et du point de vue de la légalité internationale, les forces de la coalition américano-britannique occupent l’Irak ». Mais « il y aura d’autre étapes pour créer une autorité civile », a-t-il ajouté. Sur le reste, les partis semblaient divisés sur tous les sujets abordés par les journalistes, certains intervenants se disputant même la parole pour répondre aux questions. Sur l’Onu : alors que M. Atiyyah soulignait « le rôle important que l’Onu doit jouer » dans l’administration du « nouvel » Irak, M. Rachid a affirmé que « moins l’Onu a de rôle, le mieux c’est ». Sur le pétrole : « nous n’avons besoin de conseil de personne », a affirmé M. Rachid, de l’UPK. « Il est trop tôt pour en parler », a indiqué pour sa part M. al-Yaouar du CNI. Sur Jay Garner, général américain à la retraite qui sera de facto le gouverneur civil en Irak une fois le régime de Saddam Hussein renversé : « Nous ne sommes pas sous commandement américain », a lancé M. Ali. Avant d’ajouter : « Nous ne participerons à aucune administration sous commandement de Garner. » « Il doit y avoir une période de transition », a tempéré le CNI. Le CNI, l’UPK et le MEN font partie d’une direction collégiale, désignée lors de la conférence de Salaheddine (au Kurdistan) en février et qu’ils veulent destinée à former le noyau d’un gouvernement post-Saddam Hussein. Les GI’s achèvent l’élimination d’Ansar avec le soutien indirect des Iraniens Les Américains finissent de nettoyer le Nord-Est de l’Irak de la présence d’Ansar al-islam avec l’aide de leurs alliés kurdes mais aussi de leurs ennemis iraniens qui, selon maints témoignages, ont fermé la seule porte de sortie aux membres de cette organisation réputée proche d’el-Qaëda. Quelques membres des forces spéciales américaines sont partis hier matin de Halabja, avec des combattants kurdes, traquer ceux d’Ansar qui ont survécu aux bombardements et aux combats. Ils gardent jalousement le secret de leur lieu de chasse. Mais, à entendre les chefs kurdes, ils se situent dans la montagne, aux confins de l’Iran, parce qu’ils « n’ont plus nulle part où aller » et que les Iraniens leur ont « fermé la frontière ». Des dizaines se seraient constitués prisonniers, dont 35 lundi. Ces chiffres sont quasiment invérifiables, comme celui des hommes qui ont conservé leurs armes. Parmi eux se trouveraient les deux chefs d’Ansar, Abdula Aishafey et Tahseen Ali Abdulaziz.
L’opposition irakienne est apparue toujours aussi divisée hier à Londres sur le futur rôle de l’Onu et de la coalition américano-britannique en Irak mais s’accordait sur un message fort : « Pas de nouvelle dictature », qu’elle soit américaine ou autre. « Il y aura une réunion à Nassiriyah (Sud de l’Irak) le 12 avril pour tous les partis de l’opposition et nous espérons que tous les groupes d’opposition seront représentés », a déclaré Ghassan Atiyyah, l’un des principaux organisateurs de la conférence de presse. Mais le nombre de participants et le nom des organisations représentées à cette réunion restaient indéterminés. Ahmed Chalabi, leader du Congrès national irakien (CNI), l’un des principaux groupes d’opposition soutenu par Washington, est déjà à Nassiriyah, a déclaré Faiçal...