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Les familles des GI’s déchirées entre pacifistes et va-t-en guerre

Parmi les familles américaines opposées à la guerre contre l’Irak, certaines vivent un cauchemar bien particulier, partagées entre leur opinion et la fierté, ou la crainte, d’avoir un enfant dans les troupes qui combattent sur le terrain. « Je me tue à penser que si j’avais cru que cette guerre pouvait être une cause politique juste, cela aurait été plus facile », note Melissa Halvorson, étudiante à l’Université d’État de New York, dont le mari, un réserviste du corps des Marines, est parti au Koweït. « On est un peu seul. Cela serait plus facile d’agiter un drapeau », souligne-t-elle, rappelant que les opposants à la guerre se sentent isolés au milieu d’un pays où la majorité approuve la décision du président George W. Bush de faire la guerre au régime de Saddam Hussein. Depuis le début des combats, les familles des militaires affichant publiquement leur opposition sont montrées du doigt et accusées d’être des traîtres à la patrie et aux soldats. Ces qualificatifs sont rejetés par Charley Richardson et sa femme Nancy Lessin, cofondateurs du groupe « Des familles de militaires prennent la parole » destiné à faire entendre ceux qui veulent l’arrêt de la guerre. M. Richardson, dont le fils de 25 ans est dans les Marines, assure que beaucoup de familles n’approuvent pas l’idée que la seule façon d’appuyer l’armée, c’est de soutenir la guerre. « Nous ne sommes absolument pas d’accord avec cela », souligne-t-il. « Nous pensons que le meilleur appui que nous puissions fournir, et c’est vraiment la chose la plus patriotique que nous pouvons faire au sens où le patriotisme consiste à faire le bien pour son pays, c’est d’arrêter la guerre et les politiques qui y ont conduit », poursuit-il. M. Richardson refuse de s’exprimer sur la réaction de son fils à ses idées pacifistes, reconnaissant qu’il a pu se sentir gêné, ou même en colère. « La manière dont nous traitons cela, c’est en restant en contact avec lui et en nous assurant qu’il comprenne qu’en nous opposant à la guerre, nous ne sommes pas contre lui », ajoute-t-il. « Si vous voyiez votre enfant monter dans une voiture avec un chauffeur ivre, est-ce que vous resteriez sur le bord de la route à saluer?, demande-t-il. Ou est-ce que vous feriez tout ce que vous pouvez pour arrêter la voiture ? » En raison de leurs idées, les Richardson ont reçu de nombreux courriers électroniques haineux de la part de familles d’autres soldats, leur conseillant d’aller habiter en Irak ou en France, qui s’est opposée au recours à la force contre Bagdad. Ainsi, Jason Needam, étudiant à l’Université de Caroline du Nord et dont le père est dans l’armée de terre, rejette l’idée selon laquelle il est possible d’être contre la guerre tout en soutenant les combattants. « Cela me dégoûte que l’on puisse dire que l’on appuie les troupes tout en manifestant » contre le conflit, note-t-il en se demandant si ces gens-là « réalisent le coup porté au moral (des troupes) lorsqu’elles voient aux informations (télévisées) » les manifestations. Pamela Bates, dont le mari Daniel sert dans le 110e régiment d’artillerie, a mis en place en janvier sur l’Internet un site Accolade pour le Koweït, destiné à contrer ce qu’elle considère comme une tentative insidieuse de miner le soutien de la population aux soldats déployés dans le Golfe. Parmi les familles américaines opposées à la guerre contre l’Irak, certaines vivent un cauchemar bien particulier, partagées entre leur opinion et la fierté, ou la crainte, d’avoir un enfant dans les troupes qui combattent sur le terrain. « Je me tue à penser que si j’avais cru que cette guerre pouvait être une cause politique juste, cela aurait été plus facile », note Melissa Halvorson, étudiante à l’Université d’État de New York, dont le mari, un réserviste du corps des Marines, est parti au Koweït. « On est un peu seul. Cela serait plus facile d’agiter un drapeau », souligne-t-elle, rappelant que les opposants à la guerre se sentent isolés au milieu d’un pays où la majorité approuve la décision du président George W. Bush de faire la guerre au régime de Saddam Hussein. Depuis le début des combats, les familles des militaires affichant publiquement leur opposition sont montrées du doigt et accusées d’être des traîtres à la patrie et aux soldats. Ces qualificatifs sont rejetés par Charley Richardson et sa femme Nancy Lessin, cofondateurs du groupe « Des familles de militaires prennent la parole » destiné à faire entendre ceux qui veulent l’arrêt de la guerre. M. Richardson, dont le fils de 25 ans est dans les Marines, assure que beaucoup de familles n’approuvent pas l’idée que la seule façon d’appuyer l’armée, c’est de soutenir la guerre. « Nous ne sommes absolument pas d’accord avec cela », souligne-t-il. « Nous pensons que le meilleur appui que nous puissions fournir, et c’est vraiment la chose la plus patriotique que nous pouvons faire au sens où le patriotisme consiste à faire le bien pour son pays, c’est d’arrêter la guerre et les politiques qui y ont conduit », poursuit-il. M. Richardson refuse de s’exprimer sur la réaction de son fils à ses idées pacifistes, reconnaissant qu’il a pu se sentir gêné, ou même en colère. « La manière dont nous traitons cela, c’est en restant en contact avec lui et en nous assurant qu’il comprenne qu’en nous opposant à la guerre, nous ne sommes pas contre lui », ajoute-t-il. « Si vous voyiez votre enfant monter dans une voiture avec un chauffeur ivre, est-ce que vous resteriez sur le bord de la route à saluer?, demande-t-il. Ou est-ce que vous feriez tout ce que vous pouvez pour arrêter la voiture ? » En raison de leurs idées, les Richardson ont reçu de nombreux courriers électroniques haineux de la part de familles d’autres soldats, leur conseillant d’aller habiter en Irak ou en France, qui s’est opposée au recours à la force contre Bagdad. Ainsi, Jason Needam, étudiant à l’Université de Caroline du Nord et dont le père est dans l’armée de terre, rejette l’idée selon laquelle il est possible d’être contre la guerre tout en soutenant les combattants. « Cela me dégoûte que l’on puisse dire que l’on appuie les troupes tout en manifestant » contre le conflit, note-t-il en se demandant si ces gens-là « réalisent le coup porté au moral (des troupes) lorsqu’elles voient aux informations (télévisées) » les manifestations. Pamela Bates, dont le mari Daniel sert dans le 110e régiment d’artillerie, a mis en place en janvier sur l’Internet un site Accolade pour le Koweït, destiné à contrer ce qu’elle considère comme une tentative insidieuse de miner le soutien de la population aux soldats déployés dans le Golfe.
Parmi les familles américaines opposées à la guerre contre l’Irak, certaines vivent un cauchemar bien particulier, partagées entre leur opinion et la fierté, ou la crainte, d’avoir un enfant dans les troupes qui combattent sur le terrain. « Je me tue à penser que si j’avais cru que cette guerre pouvait être une cause politique juste, cela aurait été plus facile », note Melissa Halvorson, étudiante à l’Université d’État de New York, dont le mari, un réserviste du corps des Marines, est parti au Koweït. « On est un peu seul. Cela serait plus facile d’agiter un drapeau », souligne-t-elle, rappelant que les opposants à la guerre se sentent isolés au milieu d’un pays où la majorité approuve la décision du président George W. Bush de faire la guerre au régime de Saddam Hussein. Depuis le début des...