Pénurie d’eau et de personnel à l’hôpital d’Oum Qasr
le 04 avril 2003 à 00h00
Plus de 200 malades affluent chaque jour à l’hôpital d’Oum Qasr, dans le sud de l’Irak, confronté à un manque d’eau et de personnel, alors que les pathologies dues à la guerre, la chaleur et la pénurie d’eau potable se multiplient. « Cela fait trois jours que nous n’avons pas reçu un litre d’eau. Depuis quand a-t-on vu un hôpital sans eau ? Les Américains et les Britanniques me l’avaient promis », se lamente le Dr Mohammed al-Mansouri, directeur de l’hôpital d’Oum Qasr, tout en accueillant une vieille femme pliée en deux de douleur en raison d’une colique néphrétique. La distribution de l’eau potable à Oum Qasr, ville de 40 000 habitants contrôlée par la coalition anglo-américaine, est en principe assurée par une conduite reliée au réseau koweïtien. Mais cette conduite présente une fuite. Avant le début de la guerre, le 20 mars, la ville était connectée au réseau irakien et son eau venait de Bassora, plus au nord. Au cours des premiers jours de l’offensive, une trentaine de blessés ont été soignés dans cet hôpital de 120 lits, et cinq autres personnes sont mortes. « Au moins deux parmi les personnes qui sont décédées ont attendu, alors qu’elles étaient encore en vie, plus de six heures une ambulance parce que les soldats ne l’ont pas laissé circuler », souligne le médecin. Cinq médecins assuraient alors les urgences à l’hôpital. L’un a dû partir pour des raisons personnelles et deux autres travaillent désormais à Bassora. Quelques semaines avant l’offensive, l’hôpital d’Oum Qasr comportait un service de pédiatrie et de gynécologie ainsi qu’un bloc opératoire. Actuellement, le « Dr Mohammed », comme l’appellent ses patients, doit réaliser de véritables exploits pour s’occuper des malades qui affluent dans l’établissement. À l’entrée, stationnent trois ambulances, mais les pneus de l’une d’entre elles sont crevés. La situation est d’autant plus grave que la chaleur estivale s’est instaurée brutalement dans cette région pauvre au climat désertique, rendant l’eau potable plus que jamais vitale.
Plus de 200 malades affluent chaque jour à l’hôpital d’Oum Qasr, dans le sud de l’Irak, confronté à un manque d’eau et de personnel, alors que les pathologies dues à la guerre, la chaleur et la pénurie d’eau potable se multiplient. « Cela fait trois jours que nous n’avons pas reçu un litre d’eau. Depuis quand a-t-on vu un hôpital sans eau ? Les Américains et les Britanniques me l’avaient promis », se lamente le Dr Mohammed al-Mansouri, directeur de l’hôpital d’Oum Qasr, tout en accueillant une vieille femme pliée en deux de douleur en raison d’une colique néphrétique. La distribution de l’eau potable à Oum Qasr, ville de 40 000 habitants contrôlée par la coalition anglo-américaine, est en principe assurée par une conduite reliée au réseau koweïtien. Mais cette conduite présente une fuite. ...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.