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L’arsenal US, une panoplie meurtrière de « gadgets » high-tech(photos)

La bombe à micro-ondes ou « E Bomb » qui détruit les centres nerveux électroniques La bombe à micro-ondes, dont les États-Unis n’ont pas reconnu l’existence, fait partie de la nouvelle panoplie d’armes développées par le Pentagone pour paralyser les centres de contrôle et de commandement de l’ennemi. La bombe électromagnétique E-Bomb (bombe E), sans radiations, vise à détruire les centres nerveux électroniques. Le général Tommy Franks, chef des forces américaines dans le Golfe, a prétendu début mars ne pas en connaître l’existence, mais il a reconnu un intérêt pour « ces armes non létales » (non mortelles). En explosant, sa charge émet un faisceau d’énergie ressemblant à la foudre. L’idée est que cela fasse fondre les réseaux d’ordinateurs et les liaisons téléphoniques, plongeant dans le noir les bunkers enfouis des dirigeants irakiens. Un des buts recherchés est aussi d’empêcher le recours à d’éventuels stocks d’armes chimiques et biologiques qui seraient cachés par l’Irak. Si elle est au point, elle « donne l’espoir de couper les communications entre Saddam Hussein et ses troupes avant qu’il ne déclenche des armes biologiques ou chimiques », note John Pike, un spécialiste militaire. Les munitions à micro-ondes ne tuent pas, mais peuvent brûler les gens en augmentant la température de la peau. Certains craignent que ce genre d’armes ne tombe entre les mains de terroristes sous une version bon marché et entraîne un recul de notre civilisation informatisée. Les Américains ont déjà dans leur inventaire une arme au graphite utilisée en 1991 et pendant la guerre du Kosovo de 1999 pour provoquer des courts-circuits. La BLU-114B paralyse les réseaux électriques en lançant des filaments de fibres de carbone, interrompant ainsi les transmissions des stations de radio et télévision. La bombe « thermobarique » La bombe « thermobarique » BLU-118 est une des plus terribles de l’arsenal américain: déclenchant un mur de feu, elle absorbe l’oxygène des espaces clos, en tuant par onde de choc ou asphyxiant ses occupants. Les Américains l’ont utilisée en Afghanistan en mars 2002 contre des grottes et souterrains des montagnes de Gardez (Est), lors d’une offensive contre el-Qaëda et les talibans. Le Pentagone avait annoncé en décembre 2001 que dix de ces nouveaux engins étaient acheminés en Afghanistan après un test réussi en décembre dans le désert du Nevada. Cette arme, guidée par laser, contient un explosif pouvant pénétrer profondément dans les grottes. Chaque bombe thermobarique, également appelée explosif «fuer-air », contient deux engins explosifs et un produit chimique hautement inflammable qui envoie une onde mortelle dans les espaces clos tels que les grottes et les tunnels, sans les détruire. Lorsque la première charge de la bombe explose, le fuel est dispersé. La seconde charge fait alors exploser le nuage de fuel. Des versions plus anciennes de ce type de bombe ont été utilisées au Vietnam par les Etats-Unis et en Tchétchénie par la Russie. La nouvelle version, appelée BLU-118S, a été mise au point spécialement dans le but de la guerre contre le terrorisme, selon des responsables au Pentagone. Les bombes à fragmentation (cluster bombs), utilisées par les Américains dans la guerre en Afghanistan, sont des munitions controversées, dénoncées par les organisations non gouvernementales pour leurs effets dévastateurs sur les populations civiles. Ces bombes, qui existent dans une trentaine de versions, sont prévues pour s’ouvrir au-dessus du sol en dispersant sans précision sur un secteur étendu des mini-munitions qui explosent - en principe - au contact des cibles. Les experts considèrent que 10% d’entre elles n’explosent pas sur le moment, devenant particulièrement dangereuses des mois, voire des années plus tard, pour les populations civiles. Le Tomahawk, le plus connu des missiles de croisière, a été utilisé pour la première fois le 17 janvier 1991, lors du déclenchement de l’opération «Tempête du désert » contre l’Irak. D’une longueur de 6,25 m, il vole vers sa cible à la vitesse d’environ 880 km/h grâce à un moteur Turbofan, à une altitude comprise entre 15 m et 100 m du sol, dont il épouse tous les contours pour rester le plus discret possible. Sa portée varie selon les versions entre 460 km et 2500 km, et il peut atteindre sa cible avec une précision de 80 m. Son prix unitaire varie, selon son équipement, entre 600000 et 1,2 million de dollars. Les drones (avions sans pilote) représentent l’avenir pour les forces aériennes des États-Unis et d’autres pays : ils servent d’abord à la reconnaissance mais peuvent tirer des missiles, et ils vont de l’engin miniaturisé du fantassin au géant de plusieurs tonnes. Outre épargner la vie d’un pilote, le recours à ces drones présente l’avantage de permettre une réaction immédiate, doublé d’un effet de surprise total, dès lors que ses caméras ont repéré une cible potentielle. Au pire, le drone est abattu par la défense aérienne adverse ou est victime d’un incident technique, soit une perte de trois millions de dollars s’il s’agit d’un Predator. L’AH-64 Apache Longbow, principal hélicoptère d’attaque de l’armée de terre américaine, est un appareil spécialisé dans la destruction de blindés. Il en a « tué » plus de 800 pendant la guerre du Golfe en 1991. Le Longbow est notamment doté d’un radar directeur de tir situé au sommet de l’hélice qui permet la prise en compte de cibles multiples à 360 degrés. Très agile, il peut se fondre dans les reliefs, derrière des haies d’arbres, avant d’attaquer sa cible. Voulu comme un rempart contre les missiles ennemis, ce système d’interception avait montré ses limites lors des attaques de Scud irakiens sur Israël et l’Arabie saoudite début 1991. Alerté par un satellite du lancement d’un missile adverse, le radar de la batterie repère et identifie aussitôt la cible, puis transmet ses données télématiques à la station de contrôle où un ordinateur calcule le point d’impact et le moment précis du déclenchement du missile Patriot. Le Patriot PAC-3, en développement depuis la fin des années 90, devrait succéder au PAC-2 dans les années à venir. Plus fin et moins lourd, (312 kg contre 900), ce nouveau modèle repose sur la technologie « hit to kill » (destruction par impact direct), le choc avec la cible ennemie entraînant à lui seul la destruction totale de cette dernière. La BLU-82, surnommée «daisy cutter » (littéralement, « faucheuse de marguerites »), est une des plus grosses bombes classiques du monde et la plus destructrice de l’arsenal conventionnel américain. De la taille d’une voiture « Coccinelle » Volkswagen et d’un poids de 6,75 tonnes, cette bombe est larguée à l’aide d’une palette par un avion cargo C-130, généralement à l’altitude minimale de 6000 pieds (environ 2000 m). Sa descente est ralentie par un parachute. Elle renferme 5,71 tonnes d’explosif GSX, dont l’explosion terrifiante crée une surpression environnante de 700 tonnes/m2 (ou l’équivalent de 68 fois la pression atmosphérique). Selon le Pentagone, elle possède un effet destructeur comparable à 20 missiles Scud. Durant la guerre du Vietnam, les BLU-82 ont servi à déboiser la jungle pour offrir instantanément une zone d’atterrissage d’environ 85 m de diamètre aux hélicoptères. La bombe à forte pénétration GBU-28 est, à ce stade, la munition de choix des Américains pour tenter de détruire les bunkers de commandement irakiens. Cette bombe à guidage laser est coiffée d’un pénétrateur en uranium appauvri avec une charge explosive de 285 kg. Lancée par des bombardiers B-2 ou F-15, la GBU-28 rentre dans les bunkers endurcis et profondément enterrés et explose en différé, une fois la cible atteinte sous terre. Grâce à son énergie cinétique, elle peut perforer sept mètres de béton armé ou 30 m de terre avant de détoner. Cette bombe effilée de près de 4 mètres de long pèse 2,5 tonnes. Elle est munie d’ailettes. Le tank M-1 Abrams, roi des blindés. Impuissants, les blindés irakiens T-72 furent complètement écrasés par les chars M1 Abrams pendant la guerre du Golfe de 1991. La supériorité absolue des Abrams encore modernisés s’est accentuée depuis. Le M1 Abrams peut tirer en fonçant, à 68 km/h, et non pas à l’arrêt, bien qu’il soit un poids-lourd (68 tonnes). Il peut combattre par tous les temps, de nuit comme de jour. Le Abrams, qui a quatre occupants, est muni d’un canon de 120mm très précis, pouvant faire éclater les chars adverses avec des obus à uranium appauvri. Son puissant moteur à turbine est gros consommateur de carburant - un revers de sa cuirasse. Avec son système de thermovision, il peut tout observer, de nuit, malgré la poussière... ou la fumée de puits de pétrole en feu. Dans sa nouvelle version, le M1A2 est en relais informatique, via satellite, et radio avec les autres Abrams: tous disposent d’une vision commune sur écran du champ de bataille. Fabriqué par General Dynamics, ce blindé aux larges chenilles a pour équivalent le Leclerc français, le Leopard 2 allemand, le Challenger britannique ou les T-80 et 90 russes.
La bombe à micro-ondes ou « E Bomb » qui détruit les centres nerveux électroniques La bombe à micro-ondes, dont les États-Unis n’ont pas reconnu l’existence, fait partie de la nouvelle panoplie d’armes développées par le Pentagone pour paralyser les centres de contrôle et de commandement de l’ennemi. La bombe électromagnétique E-Bomb (bombe E), sans radiations, vise à détruire les centres nerveux électroniques. Le général Tommy Franks, chef des forces américaines dans le Golfe, a prétendu début mars ne pas en connaître l’existence, mais il a reconnu un intérêt pour « ces armes non létales » (non mortelles). En explosant, sa charge émet un faisceau d’énergie ressemblant à la foudre. L’idée est que cela fasse fondre les réseaux d’ordinateurs et les liaisons téléphoniques, plongeant dans le...