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Forum de Kyoto « L’eau pour tous », objectif du millénaire

Le financement des infrastructures de l’eau a été âprement discuté hier lors du troisième Forum mondial de l’eau à Kyoto (Japon) entre opposants farouches à une « privatisation de l’eau » et défenseurs d’une participation raisonnée des firmes privées aux projets. Un groupe de 50 militants a perturbé la séance où l’ex-directeur général du Fonds monétaire international Michel Camdessus présentait un rapport sur le sujet. Ils ont brandi banderoles et panneaux demandant que l’eau soit considérée comme un droit de l’homme. Ils ont affirmé qu’un rapport confectionné sous sa houlette ouvrait grand la porte aux privés et que ceux-ci voulaient s’approprier le marché de l’eau. M. Camdessus a expliqué que les 20 auteurs (banquiers, ONG, entrepreneurs, chercheurs et agences internationales) du rapport « Financer l’eau pour tous » avaient été chargés par le Conseil mondial de l’eau de voir comment atteindre les « objectifs du millénaire » : diviser de moitié d’ici à 2015 le nombre de personnes sans accès à l’eau potable (1,4 milliard) et sans sanitaires (2,3 mds). Pour y arriver, il faudra doubler les fonds consacrés à l’eau (barrages, systèmes d’adduction) et passer de 80 milliards de dollars d’investissements annuels à 180 mds, selon le rapport Camdessus. Ces chiffres ont été contestés hier comme exagérés par plusieurs ONG. Michel Camdessus a maintenu que les montants actuels étaient insuffisants. La nouveauté du rapport, c’est qu’il demande à tous les créanciers (publics ou privés, nationaux ou internationaux) de ne plus prêter uniquement aux États, « mais de faire arriver l’argent directement aux communautés locales et municipalités », a expliqué William Cosgrove, vice-président du Conseil mondial de l’eau. De son côté, l’Unesco a annoncé hier la création d’un organe international d’arbitrage des conflits pouvant naître de la gestion de bassins fluviaux souvent communs à plusieurs pays ou que se partagent villages et villes. L’organe de coopération pour l’eau (Water Cooperation Facility) « jouera le rôle d’un conseiller en mariage » comme pour les couples en instance de divorce qui ont ainsi la possibilité de se réconcilier à la dernière minute, a expliqué Andras Szollosi-Nagy, directeur du programme hydrologique international de l’Unesco. L’Unesco a souligné que l’organe de médiation sera instauré dans son quartier général parisien avec la collaboration du Conseil mondial de l’eau, de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye et de 10 universités du monde entier.
Le financement des infrastructures de l’eau a été âprement discuté hier lors du troisième Forum mondial de l’eau à Kyoto (Japon) entre opposants farouches à une « privatisation de l’eau » et défenseurs d’une participation raisonnée des firmes privées aux projets. Un groupe de 50 militants a perturbé la séance où l’ex-directeur général du Fonds monétaire international Michel Camdessus présentait un rapport sur le sujet. Ils ont brandi banderoles et panneaux demandant que l’eau soit considérée comme un droit de l’homme. Ils ont affirmé qu’un rapport confectionné sous sa houlette ouvrait grand la porte aux privés et que ceux-ci voulaient s’approprier le marché de l’eau. M. Camdessus a expliqué que les 20 auteurs (banquiers, ONG, entrepreneurs, chercheurs et agences internationales) du rapport «...