Le président français Jacques Chirac a « regretté » hier le déclenchement des opérations militaires américaines contre l’Irak, mais a pris date dans la perspective de l’après-guerre en appelant la communauté internationale et les « alliés » à refaire leur unité. S’adressant solennellement aux Français quelques heures après les premières frappes américaines contre Bagdad, M. Chirac a souligné que la France s’est battue « jusqu’au bout » pour empêcher une guerre mais a reconnu que « ses efforts n’ont pas abouti ». « Les opérations militaires viennent de commencer en Irak. La France regrette cette action engagée sans l’aval des Nations unies », a dit le chef de l’État qui a souhaité que « ces opérations soient les plus rapides et les moins meurtrières possibles et qu’elles ne conduisent pas à une catastrophe humanitaire ». En dépit de cet échec de la diplomatie française à imposer un désarmement pacifique de l’Irak, Jacques Chirac a réitéré les « principes » qui selon lui devraient dicter l’action de la communauté internationale : « Primauté du droit, équité, dialogue entre les peuples et respect des autres. » Face à cette guerre engagée par les États-Unis et la Grande-Bretagne sans un feu vert du Conseil de sécurité de l’Onu, le président français a insisté sur la nécessaire « action collective », dans le cadre des Nations unies, pour résoudre les futures crises. Mais conscient des dégâts causés par les positions antagonistes de Paris, champion du « camp de la paix », et de Washington, il a rappelé que la France et les États-Unis étaient des « alliés ». « Demain, il nous faudra nous retrouver, avec nos alliés, avec toute la communauté internationale, pour relever ensemble les défis qui nous attendent », a déclaré M. Chirac. Jacques Chirac a aussi appelé l’Union européenne et les futurs membres à faire en sorte que l’Europe ne reste pas « inachevée » et bâtisse une « défense commune crédible ». Le destin de l’Irak appartient aux Irakiens eux-mêmes, affirme De Villepin Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a appelé hier au respect de l’intégrité de l’Irak et à une action humanitaire internationale, sous l’égide des Nations unies, pour protéger les populations irakiennes. « Le destin de l’Irak ne peut appartenir qu’aux Irakiens eux-mêmes », a déclaré le ministre répondant à des questions de sénateurs sur la crise irakienne. « Seules les Nations unies ont la légitimité pour mener à bien la reconstruction au nom de la communauté internationale dans le souci de l’unité, de l’intégrité et de la souveraineté de l’Irak », a-t-il ajouté. M. de Villepin a également lancé un appel à « relever le défi de l’humanitaire ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président français Jacques Chirac a « regretté » hier le déclenchement des opérations militaires américaines contre l’Irak, mais a pris date dans la perspective de l’après-guerre en appelant la communauté internationale et les « alliés » à refaire leur unité. S’adressant solennellement aux Français quelques heures après les premières frappes américaines contre Bagdad, M. Chirac a souligné que la France s’est battue « jusqu’au bout » pour empêcher une guerre mais a reconnu que « ses efforts n’ont pas abouti ». « Les opérations militaires viennent de commencer en Irak. La France regrette cette action engagée sans l’aval des Nations unies », a dit le chef de l’État qui a souhaité que « ces opérations soient les plus rapides et les moins meurtrières possibles et qu’elles ne conduisent...