L’épilation au sucre, habitude ancestrale en Orient, pallie si bien aux manifestations de l’hypertricose (exagération de la pousse des poils dans des régions pileuses) qu’on ne pense même pas à classer cette anomalie parmi les troubles hormonaux même bénins. Or le lien entre l’hypertricose et la testostérone (hormone mâle) est, comme pour l’acné d’ailleurs, bien étroit. Car l’hypersécrétion ou l’hyperactivité des hormones mâles entraînent autant chez les femmes que chez les hommes une hypertricose (excès de pilosité). Chez les filles, une prise de poids, des cycles menstruels désordonnés ou à rallonge peuvent parfois s’accompagner d’une hyperpilosité dite «masculine». Dans la grande majorité des cas, toutes ces anomalies sont transitoires et correspondent à la maturation du système génito-hormonal. L’hypersécrétion hormonale et les troubles correspondants font partie d’une étape. Si toutefois les anomalies persistent, l’endocrinologue cherchera la cause qui pourrait être, dans certains cas, heureusement rares, d’ordre pathologique. Le même processus peut se reproduire à la ménopause. Les ovaires ne produisant plus d’hormones féminines tandis que la sécrétion d’hormones mâles se poursuit, on assiste à des poussées hormonales androgéniques. Mais ici aussi une supervision médicale s’impose. Il est indispensable de s’assurer que les désordres hormonaux ne cachent pas quelque anomalie plus grave localisée aux ovaires ou aux glandes surrénales. Deux options thérapeutiques En fonction des dosages hormonaux, une fois la présence d’autres causes pathologiques écartée, deux options thérapeutiques permettent de faire face à cette perturbation. La prise d’un médicament anti-androgène ou l’épilation définitive au laser. Purement esthétique, le laser apporte une solution suffisante. Mais afin d’être efficace et de détruire la racine du poil, le laser doit dispenser une énergie bien supérieure à celle des appareils généralement utilisés dans les centres esthétiques. Même si la solution ne répond qu’à une intention purement esthétique, mieux vaut se confier à des soins médicaux experts. Des mots pour le dire En matière d’excès de pilosité, trois états définissent trois traitements différents: l’hypertricose, l’hirsutisme et le virilisme. L’hypertricose définit une pousse exagérée des poils dans des régions normalement pileuses. L’hirsutisme se caractérise par l’apparition de poils dans des régions où, en principe, ils sont absents chez la femme: visage, poitrine, bas du dos, cuisses. Le virilisme joint à l’hirsutisme une atrophie mammaire (seins), une augmentation musculaire et une voix rauque et grave. Régimes L’art de maigrir sans larmes Les médecins sont tous d’accord sur ce principe: la beauté vient de l’intérieur et le meilleur moyen d’apporter au corps les éléments nécessaires à son équilibre et sa vitalité, sa beauté aussi, consiste à adopter une alimentation saine et variée, sans perdre ainsi le plaisir de manger. Pour les spécialistes (nutritionnistes), un régime efficace doit proposer une cuisine simple et appétissante. Une cure bien menée Rien n’interdit, en suivant un régime, la variété et le plaisir. Un grand spécialiste insiste sur la nécessité de réunir dans la cure ses plats favoris à condition de les adapter aux règles suivantes: • Pour les sujets de plus de 45 ans, limiter viande et saumon à une fois par semaine chacun. • Pour les 30 à 45 ans, ne pas consommer plus d’un dessert (régime) par 48 heures. • Pour les 18 à 29 ans, ne pas dépasser deux laitages et deux fruits par 24 heures, ni deux féculents par semaine. Règles générales: les protéines sont obligatoires pour toutes les tranches d’âge. On en consomme à volonté en excluant toutefois toutes les viandes grasses (volailles et poissons compris). Les légumes à volonté sont permis en excluant maïs, carottes, petits pois et pommes de terre. Un maximum de protéines à tous les repas (poissons) de manière à forcer l’organisme à transformer les graisses contenues dans les cellules graisseuses (adipocytes) en sucre pour satisfaire les besoins énergétiques. Beaucoup de légumes (pour assurer l’apport des vitamines et des fibres). Un seul laitage par 24 heures. Pas de féculent ni de fruits (trop riches en sucre). Attention mesdames L’augmentation de l’appétit chez les femmes, après 45 ans, est liée à la baisse des œstrogènes, des dépenses en énergie, le besoin de compenser par la prise de nourriture un éventuel mal-être d’ordre psychologique. Au point de vue «ligne», cette période est des plus délicates. Parallèlement, comme les ovaires diminuent de plus en plus leur production d’hormones sexuelles féminines, la localisation des graisses est modifiée. Elle passe des cuisses aux hanches puis au ventre. Le régime dans ces circonstances, exception faite du laitage matinal, ne doit pas comprendre de sucres (ni lents ni rapides). Un minimum toutefois de graisses est admis... En cas de fringale, seuls sont autoriser un jus de tomate ou un jus de légume. Femmes enceintes Gare au mercure Les femmes enceintes, celles qui allaitent ou ont des enfants en bas âge, devraient éviter la consommation exclusive de certains poissons (daurade, espadon, thon, marlin). C’est du moins ce que recommande l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Ces poissons pêchés en mer ont tendance à accumuler des quantités élevées de mercure. Ce métal, présent dans les sols marins ou rejeté par les activités humaines en milieu urbain ou domestique, est particulièrement toxique, surtout pour les enfants. Il peut entraîner chez eux de graves perturbations du système nerveux. Toutefois, compte tenu du fait que la consommation de poisson, au moins deux fois par semaine, est recommandée par les nutritionnistes, il ne faut pas bannir toutes les espèces marines des menus habituels. Maquereau, hareng, saumon, issus généralement de l’élevage et industriellement apprêtés à la consommation, peuvent figurer sans risque dans le menu familial. Riches en acides gras essentiels, en protéines et en oligo-éléments nécessaires à la santé autant des adultes que des enfants, ces poissons sont excellents. Il y a migraine et migraines... Il ne faut pas confondre le mal de tête dû à une infection ou une tension nerveuse, une fatigue des yeux ou d’autres épisodes de la santé, avec la migraine, un mal invalidant et particulièrement tenace. Une douleur battante, qui commence généralement derrière l’œil, envahit le crâne et descend vers la nuque. Accompagnée de nausée empêchant d’avaler la moindre goutte d’eau, elle sevit par crises, plus ou moins imprévisibles, obligeant le sujet à vivre dans un climat d’incertitude et de crainte particulièrement déprimant. Au cours des ans, sa victime apprend à gérer les crises. Certains signes précurseurs, différents d’un individu à l’autre, annoncent son imminence. L’expérience des ans finit par définir les quelques remèdes susceptibles de calmer tant soit peu sa violence et à reconnaître les prémices de la crise ainsi que les principales causes de son déclenchement. En fait, ses victimes sont déprimées, avant la crise, de peur qu’elle n’arrive et de la souffrance qu’elle implique... Même si l’expérience enseigne la gestion des crises, la migraine chronique constitue un mal véritablement lourd à supporter. Quatre facteurs en moyenne Selon les spécialistes, quatre facteurs, en moyenne, par migraineux sont à l’origine d’une crise: en dehors des causes hormonales, ce sont ces quatre facteurs «environnementaux» qui jouent le rôle de provocateurs: le tabac, les lumières agressives ou clignotantes, les odeurs fortes, le bruit intense. À cet ensemble viennent s’ajouter des facteurs émotionnels: l’anxiété, le stress, le manque (ou l’excès) de sommeil, des événements marquants. Sans oublier les causes alimentaires. Certains produits, en effet, sont considérés comme des «déclencheurs» des crises: l’alcool, les fromages fermentés, le chocolat, les poissons, les conserves. On estime que la présence d’agents vasoconstricteurs dans ces produits sont indirectement responsables du déclenchement des crises migraineuses. Le risque de dépression Le risque qui semble guetter la victime de ces crises serait la dépression. Pour un sujet «prédisposé», de nature anxieuse, l’incompréhension de l’entourage, l’insécurité permanente, la souffrance que la crise impose finissent à la longue à mener le migraineux vers la déprime. Les traitements existent. Bien ajustés, ils s’avèrent efficaces dans 70% à 80% des cas. Mais à chaque migraineux sa cure. D’où le grand danger de l’automédication, sous risque d’entraîner des céphalées chroniques, exigeant une hospitalisation. RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
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