Alliot-Marie réaffirme la position française lors d’une tournée dans le Golfe
le 17 mars 2003 à 00h00
La ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie a réaffirmé hier l’hostilité de la France à une intervention militaire en Irak sans mandat de l’Onu, à l’occasion d’une tournée éclair dans le Golfe. Lors d’une visite au Qatar, Mme Alliot-Marie a ainsi exprimé l’espoir que le sommet américano-hispano-britannique aux Açores soit « un sommet de diplomatie » et non de guerre. La ministre a également affirmé que la France entendait prendre « ses responsabilités » dans l’après-guerre en cas de conflit, et accusé implicitement Washington et Londres de mettre en danger la crédibilité des Nations unies. À la question de savoir si elle voulait dire que Paris pourrait envoyer des forces de « maintien de la paix » en Irak, elle a répondu : « Après la guerre, nous verrons ce que sont les besoins. » Interrogée sur les accusations portées contre la France de miner la crédibilité de l’Onu, la ministre a affirmé que la position française était partagée par la majorité de la communauté internationale et rejeté, sans les nommer, une telle responsabilité sur les États-Unis et leur principal allié, la Grande-Bretagne. « Qui peut déstabiliser le Conseil de sécurité de l’Onu ? Est-ce que c’est la position majoritaire qui déstabilise le Conseil de sécurité ou est-ce que ce sont ceux qui ne suivent pas la majorité du Conseil de sécurité ? », a-t-elle dit. Mme Alliot-Marie s’exprimait à la fin d’une visite de quelques heures à Doha, où elle a rencontré l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa al-Thani et le ministre des Affaires étrangères Hamad ben Jassem ben Jabr al-Thani, auxquels elle a transmis un message « d’amitié » et de « solidarité » du président Jacques Chirac. Cette visite s’inscrit dans une tournée éclair, qu’elle a entamée aux Émirats arabes unis. Après le Qatar, elle s’est rendue en Arabie saoudite. Les trois pays sont liés à la France par des accords de défense. La ministre a affirmé avoir trouvé chez les autorités qatariotes « une même analyse de la situation ». Paradoxalement, le Qatar doit accueillir en cas de guerre un centre avancé du Commandement central (Centcom) américain pour coordonner les opérations militaires contre l’Irak. 8 000 militaires américains sont stationnés dans l’émirat, qui met à leur disposition les bases d’as-Saliyah et d’al-Udeid. « Le Qatar a des accords qu’il met en œuvre, c’est sa décision et nous n’avons pas à la juger. Cette attitude ne met en rien en cause notre amitié et nos propres relations », a souligné Mme Alliot-Marie, qui n’a eu aucun contact avec les responsables militaires américains à l’occasion de son séjour dans l’émirat.
La ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie a réaffirmé hier l’hostilité de la France à une intervention militaire en Irak sans mandat de l’Onu, à l’occasion d’une tournée éclair dans le Golfe. Lors d’une visite au Qatar, Mme Alliot-Marie a ainsi exprimé l’espoir que le sommet américano-hispano-britannique aux Açores soit « un sommet de diplomatie » et non de guerre. La ministre a également affirmé que la France entendait prendre « ses responsabilités » dans l’après-guerre en cas de conflit, et accusé implicitement Washington et Londres de mettre en danger la crédibilité des Nations unies. À la question de savoir si elle voulait dire que Paris pourrait envoyer des forces de « maintien de la paix » en Irak, elle a répondu : « Après la guerre, nous verrons ce que sont les besoins. »...
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