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Redéploiement US en Europe de l’Est : Washington et l’Otan jouent l’apaisement

Les États-Unis et l’Otan jouent l’apaisement quant à un éventuel redéploiement vers l’Est des forces américaines stationnées en Europe, sans dissiper tous les doutes sur les arrière-pensées de Washington en pleine période de divisions transatlantiques liées à la crise irakienne. Le général James Jones, qui porte la double casquette de commandant en chef des forces américaines et de l’Otan en Europe (Saceur), a assuré hier qu’un tel redéploiement n’était « pas quelque chose qui va bouleverser l’Alliance ». « Probablement, la grande majorité des bases resteront exactement où elles sont aujourd’hui, peut-être d’une manière un peu plus réduite », a-t-il ajouté, en évoquant le cas de l’Allemagne, premier pays concerné du fait de la présence actuelle de plus de 70 000 soldats américains sur son territoire. Le département d’État américain a lui aussi calmé le jeu en assurant lundi soir qu’il n’y avait à ce stade aucune « proposition formelle » et que tout plan « devrait évidemment être discuté avec nos alliés au sein de l’Otan ». De son côté, le secrétaire général de l’Otan George Robertson a affirmé qu’« aucune proposition n’a été faite quant à un déploiement ou redéploiement (des forces américaines) en Europe ». Le général Jones avait suscité l’inquiétude lundi en Allemagne en confirmant mener d’intenses discussions pour réduire la présence militaire américaine en Europe occidentale et transférer une partie des forces vers l’Est. Le général Jones doit fournir plus de détails au Congrès américain à la fin du mois. Son objectif est de « maintenir une présence chez nos alliés en Europe, surtout en Allemagne, en Angleterre et en Italie, nos amis traditionnels, et aussi d’avoir une relation militaire avec nos nouveaux alliés à l’Est ». Pour autant, le moment choisi par Washington pour engager le débat n’est pas anodin, après la crise provoquée à l’Otan par les divergences sur l’Irak entre les États-Unis et le trio France-Allemagne-Belgique, remarque Michael Emerson, expert du Centre d’études politiques européennes à Bruxelles.
Les États-Unis et l’Otan jouent l’apaisement quant à un éventuel redéploiement vers l’Est des forces américaines stationnées en Europe, sans dissiper tous les doutes sur les arrière-pensées de Washington en pleine période de divisions transatlantiques liées à la crise irakienne. Le général James Jones, qui porte la double casquette de commandant en chef des forces américaines et de l’Otan en Europe (Saceur), a assuré hier qu’un tel redéploiement n’était « pas quelque chose qui va bouleverser l’Alliance ». « Probablement, la grande majorité des bases resteront exactement où elles sont aujourd’hui, peut-être d’une manière un peu plus réduite », a-t-il ajouté, en évoquant le cas de l’Allemagne, premier pays concerné du fait de la présence actuelle de plus de 70 000 soldats américains sur...